Dans le cadre du projet « Femme En Action » (FEA), porté par le Jane Goodall Institute, Caritas Développement Goma et PIFEVA unissent leurs forces pour organiser une formation cruciale.
Pendant trois jours, des écogardes, des moniteurs forestiers communautaires et des agents des services techniques de l’État se réunissent à l’Hôtel Horizon de Bukavu pour renforcer leurs capacités en matière de surveillance de la biodiversité. Cette initiative se concentre sur les zones d’intervention du projet FEA dans les territoires de Mwenga, Kabare et Kalehe, des régions clés pour la conservation au Sud-Kivu.
Des objectifs ambitieux pour une gestion durable
L’objectif principal de cet atelier est de doter les participants des compétences techniques et opérationnelles nécessaires pour un biomonitoring efficace de la faune, de la flore et des pressions anthropiques au sein des forêts protégées et communautaires. Au-delà du simple recensement, la formation vise à renforcer les capacités en collecte, analyse et gestion des données écologiques, des étapes fondamentales pour une compréhension approfondie des écosystèmes.
Par ailleurs, cette rencontre est une opportunité de promouvoir une gouvernance partagée et efficace de la biodiversité. En impliquant divers acteurs, de la base communautaire aux services étatiques, le projet FEA mise sur une approche collaborative pour la protection de l’environnement.
Des outils et des savoir-faire à la pointe
Le programme de formation est conçu pour être complet et pratique. Les participants seront familiarisés avec les notions de monitoring et d’écologie, éléments essentiels pour comprendre les dynamiques des écosystèmes. Un accent particulier sera mis sur l’harmonisation des outils et des méthodes de collecte de données de qualité, garantissant ainsi la fiabilité des informations recueillies sur le terrain.
De plus, ils seront formés aux systèmes de coordonnées géographiques et cartésiennes, à la navigation spatiale et à l’utilisation du GPS. Ces compétences sont vitales pour localiser précisément les données, suivre les patrouilles et analyser les tendances.

De la théorie à la pratique : un impact concret sur le terrain
Au terme de ces trois jours intensifs, les participants seront non seulement capables de tracer les liens entre l’écologie, la protection de la biodiversité, la lutte contre le réchauffement climatique et la protection de l’environnement à l’aide de cartes géographiques, mais ils maîtriseront également des techniques opérationnelles cruciales. Ils pourront ainsi retrouver une coordonnée sur une carte, l’insérer dans un GPS, naviguer vers ce point, et télécharger et gérer les données GPS sur un ordinateur.
Cette formation leur permettra d’acquérir une maîtrise des concepts usuels de base et des différentes techniques utilisées lors des patrouilles de biosurveillance, des patrouilles essentielles à la lutte anti-braconnage et à la conservation communautaire.
Des acteurs clés pour la biodiversité du Sud-Kivu
Les participants à ces assises représentent un éventail d’acteurs engagés pour la protection de la nature : des écogardes du service technique de biomonitoring, de la lutte anti-braconnage et de la conservation communautaire (CoCo), ainsi que des moniteurs et monitrices communautaires et des agents des services étatiques. Leur engagement collectif est un pilier essentiel pour la préservation du patrimoine naturel du Sud-Kivu.
- Par Prosper Safari
- Melchior Nyamugabo