Une tragédie a frappé la zone proche de l’aéroport de Goma, dans la province du Nord-Kivu, ce week-end. Un jeune garçon d’environ 16 ans a été victime de l’explosion d’un engin abandonné, probablement un reste explosif de guerre, alors qu’il se trouvait avec ses bêtes non loin de l’ITIG.
Les faits se sont déroulés dans un secteur où les populations, et notamment les éleveurs, cohabitent souvent avec les vestiges des affrontements passés. Le jeune adolescent, qui s’occupait de son petit troupeau, dont des chèvres, aurait déclenché l’engin explosif, très certainement en marchant dessus.
L’explosion a été d’une violence extrême, laissant des conséquences dévastatrices. Le jeune garçon a été retrouvé gisant au sol, dans un état critique. Son corps présentait des blessures horribles, ses membres supérieurs et inférieurs ayant subi de plein fouet l’impact des éclats de l’engin. Bien qu’il respirait encore au moment de sa découverte, son état était jugé désespéré par les personnes présentes. Plusieurs de ses bêtes ont également péri ou été grièvement touchées par la déflagration.
Cet incident tragique rappelle le péril constant que représentent les engins explosifs non explosés (UXO) et autres restes explosifs de guerre (ERW) abandonnés dans la nature après les périodes de conflit, un legs funeste de la crise humanitaire et des affrontements armés. Disséminés dans diverses zones du Nord-Kivu, y compris les périphéries urbaines et les zones utilisées pour l’agriculture ou le pâturage, ces munitions constituent une menace mortelle et imprévisible pour les civils, en particulier pour les enfants qui ne perçoivent pas le danger et les personnes effectuant leurs activités quotidiennes.
Face à la persistance de ce danger, les autorités locales, les organisations humanitaires et les experts en déminage renouvellent régulièrement leurs appels à la plus grande prudence. Il est instamment demandé aux parents de sensibiliser leurs enfants aux risques liés à ces engins, de leur interdire de jouer ou de s’aventurer dans les zones connues pour être contaminées ou simplement suspectes, et d’alerter immédiatement les autorités ou les personnels spécialisés en cas de découverte de tout objet suspect s’apparentant à une munition.
Tant que ces vestiges de guerre n’auront pas été entièrement identifiés, balisés et neutralisés par des opérations de déminage spécialisées, des drames comme celui survenu près de l’aéroport de Goma continueront de menacer la vie des populations civiles, soulignant l’urgence absolue de sécuriser ces zones et de renforcer la sensibilisation aux risques des restes explosifs de guerre dans la région.
- La rédaction