Lancé en mai dernier, le programme de relance agricole de la Coopération Suisse au Développement porte déjà ses premiers fruits, insufflant un vent d’espoir dans les territoires du Nord-Kivu.
Les résultats préliminaires sont non seulement encourageants, mais ils témoignent de l’efficacité d’une approche ciblée, qui lie directement la production alimentaire à l’autonomisation économique des familles.
Des potagers qui nourrissent et qui enrichissent
Ce sont 2 500 ménages, parmi les plus vulnérables de la province, qui ont commencé à récolter les bénéfices de cette initiative. Grâce à la distribution de semences et à des formations aux techniques maraîchères adaptées, les familles bénéficiaires cultivent désormais divers types de légumes comme le chou, l’amarante et l’épinard.
L’impact est double : d’une part, ces cultures améliorent directement la sécurité alimentaire des familles, réduisant leur dépendance à l’aide extérieure. D’autre part, la vente des excédents sur les marchés locaux génère un revenu, permettant à ces ménages de subvenir à d’autres besoins essentiels. C’est le début d’une transition, de la simple subsistance vers une autonomie financière progressive.

Un impact positif sur la santé et les marchés locaux
Au-delà de l’échelle des ménages, les premières récoltes ont déjà un effet visible sur les marchés des communes concernées. La disponibilité accrue de légumes frais et nutritifs contribue à une meilleure alimentation et, à terme, à une réduction significative des cas de malnutrition, particulièrement chez les enfants.
Ce programme de la Coopération Suisse ne se contente pas de distribuer des semences ; il s’investit dans la résilience à long terme des communautés. Il pose les fondations d’un système agricole durable, capable de résister aux chocs et de garantir une source de nourriture stable pour des milliers de personnes, tout en revitalisant l’économie locale. Un modèle prometteur pour l’avenir du Nord-Kivu.
- Christian B