Au cœur de la campagne « Mois Vert », la gestion des déchets ménagers devient un levier stratégique pour la restauration environnementale de Bukavu. Ce dimanche 8 mars, alors que le monde célèbre les droits des femmes, l’accent a été mis sur le rôle crucial de la femme et de la jeunesse dans la lutte contre la pollution urbaine.
La gestion de l’environnement commence au foyer. En tant que première gestionnaire des ordures ménagères et éducatrice naturelle des enfants, la femme occupe une place centrale pour réduire la pollution qui asphyxie les rues de Bukavu, particulièrement celle causée par les déchets plastiques.
Marie-Louise Issanda, ménagère engagée et Chargée de programme Gouvernance à la Coopération Suisse, a profité de cette tribune pour lancer un appel pressant à ses paires : « Nous devons passer à une utilisation et une gestion responsable de nos déchets ménagers. Chaque geste compte pour assainir notre cadre de vie et protéger la santé de nos familles ».
L’engagement féminin se décline également sur le terrain médiatique. Dans le cadre de la campagne « Mois Vert », les femmes journalistes se mobilisent pour transformer les mentalités.

Emmanuella Bahindwa, du média Watoto News, souligne l’importance d’éduquer les plus jeunes dès maintenant. De son côté, Edith Kazamwali, du média La Prunelle RDC, mise sur la puissance des ondes : « Notre rôle est d’amplifier la sensibilisation à travers des émissions radiodiffusées pédagogiques. L’information est la première arme contre l’insalubrité », affirme-t-elle.
Le mouvement ne s’arrête pas aux foyers et aux studios. Le Conseil Provincial de la Jeunesse (CPJ) appelle l’ensemble de la jeunesse du Sud-Kivu à se muer en acteurs du changement. Le responsable du CPJ a martelé la nécessité d’une action collective pour restaurer l’écosystème de Bukavu, rappelant que l’avenir de la ville appartient à ceux qui la protègent aujourd’hui.
- E-K