Des cargaisons détruites et confisquées
À Bunyakiri, la crise du carburant paralyse la zone depuis plus de cinq jours. Suite à des restrictions de circulation imposées par le contexte des conflits armés, les prix du transport en commun ont doublé, plongeant la population dans le désarroi.
Depuis le mercredi 20 mai 2026, Bunyakiri fait face à une pénurie de carburant préoccupante. À l’origine de cette crise : l’interdiction de circuler imposée aux transporteurs. Plusieurs habitants rapportent que les véhicules et les motos transportant le carburant depuis Bukavu ont été contraints de rebrousser chemin.
Des éléments issus des conflits armés leur interdisent désormais de passer par les localités de Kazigo et Chivanga. Pour l’instant, les motifs exacts de cette décision restent inconnus.
La colère gronde au sein de la communauté. Les membres de la société civile locale et les revendeurs de carburant expriment leur profonde indignation face à cette mesure.
Sur le terrain, la situation est tendue. Selon les témoignages de la population, des abus ont été commis jeudi dernier au niveau du parc. Des acteurs armés impliqués dans ces conflits ont confisqué plusieurs bidons d’essence et ont déversé le reste du carburant sur le sol.
Ce blocus a provoqué une flambée immédiate des tarifs du transport en commun. La hausse est considérable pour les habitants. Le trajet local en interne : Il est passé de 1 000 FC à 2 000 FC (le double). Le trajet Bunyakiri – Bukavu : Le prix est passé de 40 000 FC à 60 000 FC.
« Pourquoi interdire l’acheminement du carburant vers Bunyakiri ? Nous ne méritons pas un tel traitement », s’interrogent des représentants de la société civile.
Face à cette détresse, la population locale lance un appel pressant aux responsables de ces groupes armés. Elle leur demande de faire preuve de compassion et de lever rapidement ces restrictions qui asphyxient l’économie locale.
- AW