L'hypocrisie est un hommage que le vice rend à la vertu.
Depuis plus de trente ans, la République Démocratique du Congo (RDC) est le théâtre de conflits armés dévastateurs, particulièrement dans sa partie Est. Malgré les appels répétés de la communauté internationale, aucune solution durable n’a été trouvée pour mettre fin à cette spirale de violence.
Une communauté internationale impuissante ?
La prise de la ville de Goma par le M23 a une fois de plus mis en lumière l’inaction de la communauté internationale. Si les condamnations et les soutiens moraux se sont multipliés, aucune mesure concrète n’a été prise pour sanctionner les responsables de cette agression.
Le silence assourdissant face aux crimes de guerre
L’absence de sanctions ciblées contre le Rwanda et l’Ouganda, pourtant pointés du doigt comme soutenant le M23, suscite l’incompréhension. Le ministre européen des Affaires étrangères s’est contenté de rendre hommage aux agents d’ambassades attaquées à Kinshasa, sans aborder le fond du problème.
La France condamne, mais l’action se fait attendre
Si la France a fermement condamné le M23 et le Rwanda, cette condamnation ne s’est pas traduite en actions concrètes. La situation humanitaire dans l’Est de la RDC continue de se dégrader, avec plus de 400 000 déplacés internes, s’ajoutant aux deux millions de l’année dernière.
Des médiations en trompe-l’œil ?
Si les processus de Luanda et de Nairobi organisent des médiations, le dialogue et la diplomatie semblent être une solution de facilité. On condamne, on déplore, mais l’essentiel manque : des sanctions sévères contre les agresseurs.
L’hypocrisie de l’Union Européenne et de la communauté internationale
L’absence de sanctions, malgré les preuves accablantes de l’implication du Rwanda et de l’Ouganda, laisse penser à une certaine hypocrisie de la part de l’Union Européenne et de la communauté internationale. On assiste à un jeu de dupes où les déclarations d’intention ne sont pas suivies d’actions concrètes.
Il est temps que la communauté internationale prenne ses responsabilités et agisse avec fermeté pour mettre fin à ce conflit qui n’a que trop duré. La population de l’Est de la RDC a besoin de plus que des paroles, elle a besoin de justice et de paix.
- La rédaction