En République démocratique du Congo (RDC), des individus courageux se battent dans des conditions extrêmement difficiles contre l’exploitation forestière illégale qui menace les forêts parmi les plus riches en biodiversité de la planète. La persécution dont ils sont victimes de la part des autorités congolaises est inacceptable et doit cesser.
Un appel urgent à la Ministre de l’Environnement et du Développement durable de la RDC, et aux bailleurs de fonds internationaux de la CAFI : « Mettez fin aux persécutions contre les personnes engagées dans la protection de la nature et des droits humains. Renforcez la protection de l’environnement. »
Le bassin du Congo, qui abrite une biodiversité exceptionnelle, est la deuxième plus grande forêt tropicale de la planète. 60 % de ce territoire se situe en RDC, un pays que son président, Félix Tshisekedi, présente comme un pays « solutions » dans la lutte contre la crise climatique et la perte de la biodiversité. Des bailleurs de fonds internationaux, comme l’Union européenne, soutiennent cette démarche à coups de millions d’euros.

Pourtant, de nombreuses personnes, issues principalement de populations autochtones et de communautés locales, agissent avec courage pour protéger ces forêts et les droits humains des populations. Malheureusement, le gouvernement congolais ne fait pas sa part du travail.
Les activistes sont victimes de poursuites, d’arrestations, d’intimidations et de harcèlement de la part d’entreprises, d’individus puissants et d’autorités publiques telles que l’armée, la police et la justice. Récemment, l’écologiste Yahya Mirambo Bin Lubangi a été condamné à une peine de six mois de prison et à une lourde amende par un tribunal de la province du Maniema. M. Lubangi travaille pour l’organisation locale SOCEARUCO, qui lutte contre l’abattage illégal de bois, notamment de palissandre.

Le gouvernement ne respecte pas non plus les réglementations du secteur forestier qui visent à protéger la nature et les droits des populations autochtones. Le moratoire sur les nouvelles concessions d’exploitation forestière, en vigueur depuis 2002, n’a pas mis fin aux activités illégales et à la contrebande de bois. Résultat : la RDC est une « championne » de la déforestation.
Déclaration de Josué Aruna, directeur exécutif du réseau Congo Basin Conservation Society : « Nous demandons à notre gouvernement de s’impliquer pour faire stopper les menaces et les arrestations des défenseurs de l’environnement, en assurant la protection de ces héros de l’ombre qui sauvent l’humanité ».
- Eco-Kilo