Après plus de trois longues années de silence et de fermeture, le mythique terrain de football de Mugogo, situé dans le groupement de Lurhala, en territoire de Walungu (Sud-Kivu), a enfin rouvert ses portes à la jeunesse ce jeudi 23 octobre 2025.
La réouverture de cet espace emblématique n’est pas qu’une simple reprise d’activité sportive ; elle est acclamée par la population locale comme un véritable symbole de relance du lien social et de la vie communautaire dans cette partie du pays souvent éprouvée.
Un espace vital pour la cohésion sociale
Le terrain de Mugogo a toujours été le principal centre de loisirs, de cohésion et d’échange pour les jeunes du territoire. Sa réactivation répond à un besoin criant de la jeunesse, particulièrement visible après les offices religieux, où l’absence d’un lieu de rencontre structuré se faisait cruellement sentir.
Désormais, ce lieu stratégique retrouvera sa vocation première. Il servira à nouveau de plateforme centrale pour les activités sportives (matchs de football, tournois inter-groupements) et communautaires, non seulement pour les jeunes de Lurhala, mais aussi pour ceux des groupements voisins d’Ikoma et de Kamisimbi, et de l’ensemble du territoire de Walungu. La pratique du sport y est vue comme un outil puissant de prévention contre les dérives juvéniles et de promotion de la cohésion pacifique.

Le rôle moteur de l’Eglise catholique
Ce processus de réouverture a été mené grâce à la détermination et au rôle central de l’Eglise catholique locale. L’Abbé Louis-Gérard Byamungu, curé de la paroisse Saint Matthieu, et ses confrères prêtres ont piloté les efforts nécessaires. Ils ont bénéficié de l’accompagnement et du soutien de l’autorité ecclésiastique supérieure, Monseigneur François-Xavier Maroy, Archevêque métropolitain de Bukavu.
Leur implication souligne l’importance des institutions locales, comme l’Eglise, dans la restauration des infrastructures sociales de base et dans l’amélioration du bien-être psychosocial des communautés.
La réouverture du terrain de Mugogo marque un pas en avant vers la normalisation de la vie publique et offre un terrain d’espoir où la jeunesse pourra s’exprimer, se rencontrer et construire l’avenir de manière saine et constructive.
- Angel Nsim