Au-delà du constat : devenir acteur de la stabilité
À l’occasion de la Journée mondiale de la liberté de la presse, la Maison de la Presse du Burundi s’est transformée en un laboratoire d’idées. Sous l’impulsion de l’UNESCO et de la SYMUF (Synergies des Médias pour l’Union des Forces), les professionnels de l’information se sont réunis autour d’un enjeu crucial : « Façonner un journalisme de Paix ».
Loin des simples rapports sur l’état de la profession, les échanges, animés par l’expert en communication l’Abbé Dieudonné Nibizi, ont invité les journalistes à une profonde introspection. L’idée force ? Le reporter ne doit plus être un simple spectateur de l’actualité, mais un architecte du futur.
« Comment le journaliste peut-il influencer positivement l’avenir plutôt que de subir le présent ? » — Cette interrogation a guidé les débats.
Intervenant pour la SYMUF (active au Burundi, en RDC, en Ouganda et au Malawi), M. Aubert Mwibakeca a mis le doigt sur une réalité douloureuse : la fragilité économique et institutionnelle des médias. Que ce soit à Bujumbura ou à Kinshasa, la précarité du journaliste menace directement la qualité de l’information. Pour lui, la construction de la paix est indissociable d’une presse stable et protégée.

Pour répondre aux défis sécuritaires et technologiques de la région, les intervenants ont identifié plusieurs leviers de transformation. Il s’agit notamment de Il s’agit notamment de savoir traiter l’information sans jeter d’huile sur le feu, maîtriser le fact-checking (vérification des faits) et le journalisme de données et intégrer l’Intelligence Artificielle de manière responsable.
En somme, cette célébration 2026 rappelle que pour bâtir la paix, le Burundi a besoin de journalistes mieux formés, mieux protégés et résolument tournés vers la cohésion sociale.
- Angel Nsim