Renforcer la biodiversité à travers techniques de collecte de données de qualité en biosurveillance.
Dans le cadre du Projet Femmes en Action, une vingtaine d’agents du Parc National de Kahuzi-Biega (PNKB), incluant des écogardes, ont récemment bénéficié d’une formation cruciale sur les techniques de collecte de données de qualité en biosurveillance.
Cet atelier, qui s’est tenu du 14 au 16 juillet 2025 à l’Hôtel Horizon de Bukavu, dans le Sud-Kivu, vise à renforcer la gestion et la conservation de la biodiversité dans la région.
Le Projet Femmes en Action est mis en œuvre par un consortium dynamique composé de la Fondation Paul Gérin-Lajoie et du Jane Goodall Institute Canada, avec le soutien de partenaires locaux essentiels tels que Caritas Goma, la Plate-forme Diobass, JGI-RDC, Pilier des Femmes Vulnérables Actives (PIFEVA) et CFLEDD/ACCB.
Une formation inclusive pour une collaboration accrue
Au-delà des agents du PNKB, cette formation a rassemblé un éventail diversifié de participants. Étaient présents des membres des Concessions Forestières des Communautés Locales (CFCL) de l’Association pour la Conservation Communautaire de la Biodiversité (ACCB) Mwenga, notamment les CFCL « Mikwa na Alinga » et « Kibinga Busanga » de la chefferie de Basile. Des représentants des services de l’environnement et de la conservation de la nature, des services du cadastre et de l’urbanisme, ainsi que des acteurs de la société civile de Kabare et Kalehe, ont également pris part aux sessions.
Les participants ont été initiés à des concepts fondamentaux en matière de monitoring écologique, d’harmonisation des outils et de collecte de données, ainsi qu’aux techniques avancées de collecte de données et aux notions de base sur l’utilisation du GPS. L’objectif est de les doter des compétences nécessaires pour une surveillance environnementale rigoureuse.
L’appel à la collaboration et au partage d’expériences
Arthur Kalondji, Directeur Chef de site du Parc National de Kahuzi-Biega, a souligné l’importance de ces échanges lors de sa visite le deuxième jour de la formation. « Vous devez être assidus, vous devez, mutuellement, partager les expériences et collaborer ensemble », a-t-il exhorté, insistant sur la nécessité de synergies entre les différentes entités. M. Kalondji a d’ailleurs préconisé le mélange des participants, initialement regroupés par provenance, afin de favoriser une meilleure collaboration future.

Des découvertes étonnantes grâce au monitoring
La formation a également été l’occasion de partager des révélations marquantes, comme la découverte d’Okapi dans le Parc National des Virunga. Chrysostome Kaghoma, Technicien en biomonitoring et formateur durant l’atelier, a précisé que cette découverte est le fruit de séances régulières de monitoring. « Le monitoring peut aussi donner des découvertes intéressantes contredisant ce que l’on peut penser », a-t-il affirmé, illustrant le potentiel insoupçonné de la biosurveillance.
Cet atelier de formation sur le biomonitoring des écogardes et moniteurs communautaires avait pour objectif principal de renforcer les capacités des participants en collecte, analyse et gestion des données écologiques. Il visait également à promouvoir une gouvernance partagée et efficace de la biodiversité, essentielle pour la protection à long terme des trésors naturels de la RDC.
- Prosper Safari
- Melchior Nyamugabo