Le Congrès mondial des peuples autochtones et des communautés locales des bassins forestiers a baissé ses rideaux ce vendredi 30 mai 2025 à Brazzaville.
L’événement majeur visait à réformer les mécanismes de financement existants et à établir un fonds dédié au soutien direct des projets menés par les communautés autochtones et locales qui œuvrent à la protection des forêts.
Selon le Président de la société civile environnementale, l’objectif central était de garantir un financement qui parvienne réellement à ceux qui sont en première ligne de la conservation.

Un nouveau mécanisme de financement direct
Pour concrétiser cette vision, un mécanisme de financement local a été mis en place. « Il sera opéré à travers le Réseau des Populations Autochtones et Locales pour la Gestion des Écosystèmes Forestiers d’Afrique Centrale (REPALEAC), » a précisé Josué Aruna, l’un des participants représentant la République Démocratique du Congo.
Le REPALEAC est désigné comme l’organe fiduciaire unique. Tous les fonds transiteront par ce réseau pour financer directement les projets portés par les organisations des Peuples Autochtones, les organisations des communautés locales et les Organisations de la Société Civile qui leur sont affiliées. D’autres organisations seront également impliquées pour des activités de renforcement des capacités et le suivi de la mise en œuvre des projets sur le terrain.
Une collaboration renforcée pour le bassin du Congo
La RDC et le Cameroun, qui abritent un grand nombre d’activistes et une forte population autochtone, travailleront en étroite collaboration dans cette nouvelle dynamique. « Tous les pays du bassin du Congo bénéficieront de ce fonds, » a affirmé Josué Aruna. L’objectif ultime est d’accroître et de garantir une participation significative des populations autochtones et locales dans la gestion durable des écosystèmes forestiers d’Afrique Centrale.

Vers la COP30 : une déclaration forte pour le futur
Les recommandations issues de ce congrès, qui a rassemblé des participants des trois grands bassins forestiers mondiaux (Amazonie, Bornéo-Mékong et Bassin du Congo), seront compilées dans une déclaration officielle. Ce document sera ensuite présenté lors de la COP30, prévue à Belém, au Brésil, en novembre 2025, marquant ainsi une étape cruciale pour l’intégration des voix locales dans les discussions climatiques mondiales.
- Prosper Safari