Ce Programme est appuyé par l'ARES, afin de mener des activités de recherche d'intérêt général dans la zone Est de la République démocratique du Congo (Bukavu, Kavumu, Kalehe, Goma, Beni, Butembo, Ituri).
Le projet de recherche interdisciplinaire sur les violations des droits de l’homme en RDC a franchi une nouvelle étape. Réuni à Bach Palace ce mardi 28 janvier, un groupe de trois chercheurs (doctorants), d’acteurs de la société civile, journalistes et de représentants d’universités partenaires ont échangé sur les avancées de leurs travaux.
Ce projet, soutenu par l’ARES et coordonné par les professeurs Sylvie Sarolea et Trésor Maheshe, vise à mieux comprendre comment les acteurs de terrain, tels que les journalistes, les juristes et les membres de la société civile, contribuent à la protection des droits humains dans l’Est de la RDC. En combinant les perspectives du droit, du journalisme et des sciences sociales, les chercheurs cherchent à identifier les meilleures pratiques et à proposer des recommandations pour renforcer les mécanismes de protection.

L’originalité de ce projet réside dans son approche participative. « Les chercheurs travaillent en étroite collaboration avec les acteurs de terrain, en particulier dans les régions les plus touchées par les conflits », exploique le Professeur Trésor Maheshe, enseignant de Droit International à l’UCB et Coordonnateur Sud du projet. Selon lui, cette approche permet de mieux cerner les réalités locales et de développer des solutions adaptées.
Les premiers résultats de la recherche sont encourageants. Les chercheurs Emmanuel Akuzwe Bigosi, Aline Bahati Cibambo et Jonas Sindani K. ont mis en évidence le rôle crucial des médias dans la dénonciation des violations des droits de l’homme et la sensibilisation de l’opinion publique. Ils ont également souligné l’importance de renforcer la coopération entre les différents acteurs de la justice pour assurer une meilleure protection des victimes.

Les objectifs à long terme du projet sont ambitieux. Il s’agit d’améliorer la connaissance des mécanismes de protection des droits humains en RDC, renforcer les capacités des acteurs de terrain, favoriser le dialogue entre les différents acteurs impliqués dans la protection des droits humains ainsi que contribuer à l’élaboration de politiques publiques plus efficaces.
Ce projet s’inscrit dans une dynamique plus large visant à renforcer l’État de droit et à promouvoir la justice en RDC. Les résultats de cette recherche seront largement diffusés afin de sensibiliser l’opinion publique et d’influencer les décideurs politiques.

- Eco-Kilo