Sous l’impulsion de la campagne « Mois Vert », les élèves de l’Institut Faraja-Bethanie ont troqué leurs cahiers pour des actions de terrain ce mercredi 11 mars 2026. Une journée de mobilisation citoyenne qui place la jeunesse d’Ibanda aux avant-postes de la protection de l’environnement.
C’est sur l’avenue Industrielle, dans la commune d’Ibanda, que le Bloc Média — représenté par Sylvie Nabintu et Patrick Cishibanji — a posé ses valises pour une séance de sensibilisation intensive. Sous le thème évocateur « École pour un environnement sain », l’activité visait à transformer la perception des élèves sur leur rôle face aux défis climatiques.
« L’école est une véritable pépinière pour la protection de l’environnement. Nous encourageons les élèves à devenir des vecteurs de changement, tant au sein de l’établissement que dans leurs familles respectives », a martelé Sylvie Nabintu, insistant sur le fait que l’éducation est le levier principal pour former des citoyens éco-responsables.
Des actes concrets : du ramassage au plaidoyer riverain
Loin des simples discours théoriques, les apprenants sont passés à l’offensive à travers une série d’actions d’assainissement et de salubrité. Une opération de ramassage systématique des déchets a été menée dans toute l’enceinte de l’institut.
Les élèves sont allés à la rencontre des riverains de la rivière Kawa pour les sensibiliser aux dangers de la pollution des eaux et à la gestion des déchets ménagers.
Une vaste campagne de désinfection a touché les salles de classe ainsi que l’église CERPI-Bethanie, alliant protection de la nature et santé publique.
L’art au service de la « Suisse d’Afrique »
La journée s’est achevée sur une note de créativité avec une séance de poésie dédiée à la nature. À travers les rimes et les vers, les élèves ont exprimé leur vision d’un Bukavu plus vert, prouvant que l’art demeure un outil de plaidoyer puissant pour toucher les consciences.
Cette initiative, soutenue par la Coopération Suisse et ses partenaires techniques, s’inscrit dans une volonté globale de pérenniser la culture écologique au Sud-Kivu. Par cet engagement remarquable, l’Institut Faraja-Bethanie s’impose désormais comme un établissement modèle, une « sentinelle verte » prête à relever les défis environnementaux de demain.
- Angel Nsim