C’est sous le poids d’une émotion palpable que la République Démocratique du Congo a dit au revoir à l’une de ses figures emblématiques du journalisme. Le vendredi 1er août 2025, la foule s’est réunie pour les funérailles de Jacques Mukaleng Makald, un homme qui a dédié sa vie au service de l’information et de l’État.
Ancien directeur de la presse présidentielle sous Joseph Kabila et figure incontournable de la Radio Télévision Nationale Congolaise (RTNC), Jacques Mukaleng a marqué de son empreinte plusieurs générations de professionnels des médias et de téléspectateurs. Sa voix posée, son professionnalisme et son engagement rigoureux pour le traitement de l’information en ont fait un véritable mentor pour les jeunes journalistes congolais.
Un parcours d’exception et un héritage durable
Issu d’une famille de huit enfnats, il est né le 14 janvier 1957. Jacques Mukaleng Makald a gravi tous les échelons, de présentateur vedette du journal télévisé dans les années 80 à directeur de la RTNC/Kinshasa. Il a été un témoin privilégié des moments clés de l’histoire du pays, couvrant la transition post-conflit, les élections et les sommets diplomatiques. Son professionnalisme et sa discrétion lui ont valu un respect unanime, même au-delà des cercles politiques.
Lors de ses obsèques, de nombreux hommages ont été rendus, saluant l’homme humble, l’intellectuel rigoureux et le patriote dévoué. Des personnalités de la Fondation M’zee Laurent-Désiré Kabila et d’autres institutions ont rappelé son attachement à la nation et son rôle dans la consolidation de l’information officielle. Jacques a eu quatre enfants et poursuivent leurs études aux USA.
Le silence d’une grande voix
Le décès de Jacques Mukaleng Makald laisse un grand vide. Il s’éteint à 68 ans des suites d’une longue maladie, mais l’héritage qu’il laisse est immense. C’est une page qui se tourne pour le journalisme congolais, une voix qui se tait, mais dont l’écho continuera de résonner à travers les générations qu’il a formées et inspirées. La République Démocratique du Congo pleure un homme de dialogue, un artisan de l’information d’État et un patriote qui a marqué son époque.
- Angel Nsim