Que leurs âmes reposent en paix.
L’émotion était à son comble ce week-end à la paroisse Sainte-Trinité. La communauté chrétienne s’est rassemblée pour dire un dernier adieu à trois fidèles engagés, laissant derrière eux le témoignage d’une foi inébranlable.
Les familles de la paroisse Sainte-Trinité de Buholo sont en deuil. La communauté pleure la disparition de Vinciane Ntakwinja, Vumilia Sabina et du jeune Christian Maombi. Proches, amis et confrères choristes se sont mobilisés comme un seul homme pour honorer leur mémoire lors d’une messe de requiem empreinte de ferveur.
Un message d’espérance face à la douleur

Au pupitre, le Père Georges Mtei a tenu à consoler l’assistance en rappelant les fondements de la vie chrétienne. Pour le célébrant, la mort n’est qu’un passage : « Il faut garder la foi et l’espérance. Jésus est la résurrection et la vie ; quiconque croit en lui, même s’il meurt, vivra éternellement », a-t-il déclaré avec force.
Durant l’eucharistie, les intentions de prière se sont succédé pour implorer la grâce d’une « bonne fin » et demander à Dieu de semer l’amour, la paix et l’entente mutuelle au sein des familles éprouvées.
Vinciane Ntakwinja : Une vie de bravoure et de piété

Née à Ciriri le 8 octobre 1954, Vinciane Ntakwinja, parent des membres de la chorale Sainte-Agathe (Buholo 4), a consacré sa vie à sa famille et à son Église. Épouse de feu Désiré Cizungu, décédé il y a vingt ans, elle a porté seule, avec une bravoure exemplaire, l’éducation de ses 8 enfants (2 garçons et 6 filles). Cette grand-mère de 31 petits-enfants était une fervente catholique et une commerçante dynamique. Sa fille, Anuarite Cizungu, membre de la Communauté Santegidio de Bukavu a partagé son émotion lors d’un témoignage poignant : « Personne ne s’attendait à ce départ si brusque ». Ntakwinja a été inhumée sur sa terre natale à Ciriri.
Vumilia Sabina : 40 ans au service de la catéchèse

De son côté, Vumilia Sabina, parent d’un choriste de la chorale Sainte-Élisabeth (Buholo 2), s’est éteinte laissant derrière elle un riche héritage spirituel. Née à Mwenga le 28 août 1960, elle était issue d’une famille de 12 enfants. Actrice du secteur informel, elle excellait dans la couture et le petit commerce aux marchés de Muhanzi et de Kadutu.
Pendant 40 ans, Vumilia a servi l’Église comme catéchiste et encadreuse des enfants au sein du groupe Isidore Bakanja. Évangéliste du Renouveau Charismatique, elle laisse un veuf, 8 enfants et 13 petits-enfants. Sa dépouille a été inhumée au cimetière de la Ruzizi.
Le départ tragique du jeune Christian Maombi

La tristesse s’est accentuée avec l’hommage rendu à Christian Maombi, jeune choriste de 26 ans de la chorale Saint-Laurent (Buholo 3). Décédé loin de sa famille biologique dans un tragique accident, sa messe de requiem a été célébrée immédiatement après celle de ses aînés. Jeunes, familles et proches se sont réunis dans une prière fervente pour le repos de son âme, fauchée en pleine jeunesse.
Après le partage du corps et du sang du Christ, symbole de consolation suprême, les cercueils ont reçu les dernières bénédictions. Les choristes de Buholo, par leurs chants, ont accompagné leurs consœurs et leur confrère vers leur dernière demeure. Ils laissent à la paroisse le souvenir de trois âmes qui ont servi Dieu de tout leur cœur.
Que leurs âmes reposent en paix.
- Egide K