Bukavu : Les coutumes rétrogrades : un frein à l’émergence de la femme en politique

Jocelyne Nzigire Migabo, bourgmestre honoraire de de la commune de Kadutu à Bukavu, a déploré l’impact négatif des coutumes rétrogrades sur l’émergence de la femme en politique. Lors d’un dialogue communautaire, elle a encouragé les femmes à une participation active dans la vie politique.

« La politique n’est plus l’affaire des hommes seulement », a-t-elle déclaré. « Les femmes ont déjà montré leur savoir-faire et doivent s’inspirer de celles qui ont déjà réussi. »

Madame Migabo a abondé dans le même sens en soulignant la nécessité d’inciter les dirigeants des partis politiques à désigner des femmes comme candidates aux élections indirectes (gouverneurs, vice-gouverneurs et sénatrices).

Elle a regretté la faible participation des femmes aux prochaines élections des gouverneurs, vice-gouverneurs et sénateurs au Sud-Kivu.

Pour remédier à cette situation, l’autorité urbaine a proposé plusieurs solutions :

Sur le plan individuel : la femme doit avoir la volonté de s’engager en politique et mener des actions pour se faire connaître de la population.

Sur le plan familial : il est important de reconnaître à la femme et à la jeune fille la capacité de s’impliquer en politique, en écartant les coutumes rétrogrades.

Docteur Jocelyne a également souligné qu’une faible participation des femmes dans les instances parlementaires conduirait à un recul des efforts fournis par les organisations féminines et celles de promotion des droits de la femme.

Elle a conclu en appelant à une mise en œuvre effective des recommandations et des stratégies pour accroître la participation des femmes dans les hémicycles.

  • Eco-Kilo

Benjamin WATCHDOG

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