Bukavu : Des journalistes identifient les risques liés à la désinformation dans les médias 

Certaines fausses informations partagées à travers des outils de communication par certains acteurs des médias sous influences politiques, économiques et socioculturelles, sont perçues dans ce contexte comme une autre forme de guerre, qui a tué et continue à tuer plusieurs personnes. Cela pousse Action pour la Paix et la Concorde, APC à organiser un atelier d’échange. Il est tenu en faveur de trente professionnels de médias venus de Goma au Nord-Kivu et Bukavu dans la province du Sud-Kivu. Touriste Hôtel sert de cadre cette formation de deux jours.

Pendant cette période, il se remarque une faible cohabitation pacifique entre les populations locales à l’Est de la RDC. Parmi les défis constatés, on note également quelques obstacles liés aux relations diplomatiques entre les Etats de la région des Grands Lacs.

Ce qui engendre des discours de haine dans certains réseaux sociaux. Cette situation expose surtout les jeunes et les femmes dans un cycle des violences sans précèdent et les moyens pour les contourner semblent se heurter contre le mur de manipulation aussi des médias.   

C’est dans ce contexte que APC asbl organise un atelier de renforcement des capacités des professionnels des médias et gestionnaires des comptes des réseaux sociaux. Plusieurs thématiques sont abordées notamment sur les techniques de lutte contre les messages de haine dans les réseaux sociaux.

En effet, APC estime que Si les professionnels des médias locaux formés s’engagent à changer et adoptent des nouvelles stratégies de communication sensible aux conflits, alors ils influenceront une masse importante dans un processus de désinformation et de résilience basé sur des valeurs socioculturelles acceptables par toutes les communautés.

Mireille Faila, la chargée de communication au sein de cette organisation indique que trente journalistes, pendant deux jours vont identifier les risques liés à la désinformation dans les médias.

Egide Kitumaini, le facilitateur principal indique que les participants auront à l’issue de cette session une compréhension commune des facteurs et conséquences des manipulations des jeunes et des femmes dans les pays des grands Lacs. « Je suis persuadé que les capacités des participants seront renforcées à travers les techniques de lutte contre les messages de haine pour une paix durable », note le formateur en ajoutant qu’à travers cette démarche, l’accompagnement des professionnels de médias débouche sur la mise en place des mécanismes alternatifs pour le développement d’outils de construction des capacités de résilience communautaire et socio-économiques.

Le Service Civil pour la Paix (SCP) de la GIZ appuie cette initiative. Il œuvre pour la prévention de la violence et une paix durable à travers l’identification des potentiels de paix locaux, le partenariat avec des ONG locales et le renforcement des capacités.

  • Ben Mugisho

Benjamin WATCHDOG

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