Est-RDC : La crise la plus négligée au monde se situe au Nord-Kivu

De nombreux facteurs, notamment politiques, aggravent la situation déjà alarmante de la population en République Démocratique du Congo (RDC). La reprise des combats entre les forces gouvernementales et les rebelles du M23 ont forcé à l’exil plus de 340 000 nouvelles personnes dans un pays qui comptait déjà 5,5 millions de déplacés internes, le nombre le plus élevé en Afrique.

Dans son discours lors du briefing des États membres de l’ONU à Genève le 22 mai dernier, le Coordinateur Humanitaire en RDC, Bruno Lemarquis a rappelé que la crise humanitaire dans l’Est de la République démocratique du Congo (RDC) – « crise la plus négligée au monde » -, ne doit pas être oubliée.

Dans les trois provinces à l’est, Nord et Sud Kivu et Ituri, la Suisse Swiss Development & Cooperation finance des projets dans les secteurs de la protection et de la santé d’urgence.

Des cas de malnutrition sont toujours en hausse

Une grande partie de ces personnes, loin de leurs terres d’origine et sans ressources, tentent désormais de survivre dans des camps de fortune. En RDC, l’inflation est au plus haut et les prix des produits de première nécessité ont triplé notamment dans les zones à l’Est, proches des conflits armés. Les familles n’ont pas les moyens de subvenir à leurs besoins. En effet, 64% de la population du pays vit avec moins de 2,15 dollars par jour. Face à la pauvreté et l’insuffisance de nourriture, nous observons une augmentation des cas de malnutrition, notamment chez les enfants de moins de 5 ans. Aujourd’hui, 900 000 enfants sont susceptibles de souffrir de malnutrition aiguë sévère en République Démocratique du Congo. Des chiffres qui tendent à s’amplifier dans les prochains mois.

Une situation sanitaire s’aggrave en province du Nord-Kivu

L’augmentation massive récente du nombre de personnes déplacées, complique la situation sanitaire de milliers de familles vivant dans les camps. Encore fragilisées par la pandémie de COVID-19, elles doivent s’accommoder de structures sanitaires très vétustes (toilettes, blocs sanitaires) qui engendrent une résurgence des maladies hydriques comme le choléra. Des millions de personnes déplacées, affaiblies par la malnutrition, font face également à des épidémies violentes de maladies « évitables par vaccin ». Rougeole, méningite, fièvre typhoïde…les enfants sont les premières victimes de ces pathologies que les cliniques mobiles de santé surchargées peinent à prendre en prendre en charge faute de moyens.

  • Gael Mungu

Benjamin WATCHDOG

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