Que gagne la RDC, poumons de l’écosystème planétaire ?

Le Cadre mondial de la biodiversité post-2020 adopté, l’Afrique crie à la fraude. Ceci en marge de la COP15 relative à la diversité biologique. Selon quelques africains, elle a été un fiasco. C’est ce que considèrent également des délégués africains et certains pays en développement.

Après une dizaine de jours de négociations, le nouveau cadre mondial de la biodiversité post-200, vient d’être adopté, aux petites heures du matin du lundi 19 décembre, mais pas l’unanimité par toutes les parties.

La destruction des Virunga détruite par les combats des terroristes du M23 appuyés par le Rwanda.

La République démocratique du Congo a été le premier à jeter en pâture le texte de ce nouveau cadre. « Les parties qui sont des nations développées devraient fournir des ressources aux parties qui se développent. Engagement qui était prévu être à la hauteur du cadre mondial de la biodiversité post-2020, c’est -à-à dire au moins 100 milliards de dollars américains par an », a déclaré Daniel Mukubi, sur le site Environews le redoutable négociateur de la RDC, qui a fait parler de lui durant toutes ces négociations.

Mukubi a fait cette déclaration au nom de la vice-première ministre de l’Environnement et Développement durable, Eve Bazaiba Masudi. Prévue initialement à 18h30, la plénière d’adoption de ce nouveau cadre a connu un grand retard car, la RDC avait bloqué la machine en présentant son objection.

Il a par ailleurs fustigé le silence du monde sur la destruction de la faune et flore du parc des Virunga, dans la partie Est de la RDC. Une destruction consécutive aux activités des terroristes du M23 appuyés par le Rwanda.

« Nous sommes face à une responsabilité historique et le monde tout entier nous regarde, étonné de constater désespérément notre incapacité à trouver un compromis pour sauver la nature, la biodiversité, la planète et les humains. La RDC croit encore en la capacité de nous tous d’aboutir à un document qui reflète la réalité et qui va donner un sourire aux populations meurtries du Monde entier, en particulier celles de l’est de la République démocratique du Congo », a-t-il déploré.

« Alors que les ambitions de toutes les cibles sont élevées ; celle de la cible 19 est faible, voire très faible, rabaissant de 100 milliards de dollars américains, à 20 milliards à l’horizon 2025 et 30 milliards à l’horizon 2030.

Ce qui est inadmissible…, Nous sommes dans l’incapacité de d’appuyer l’adoption, nous recommandons de mettre sous crochets le projet de ce cadre mondial de la biodiversité post-2020 », a-t-il fait savoir.

Malgré cette objection, le président de la COP15, le ministre chinois, Huang Runqiu, a déclaré adopté le nouveau cadre de la biodiversité post-2020.

Cette déclaration a été jugée d’un véritable putsch par certains africains dans la salle.

Un représentant du Cameroun a déclaré que, « ce que nous avons vu c’est du forcing ».

L’Ouganda a par ailleurs déclaré qu’il n’acceptait pas l’esprit et la manière dont le marteau est tombé et a demandé de consigner qu’il n’appuyait pas la procédure, tout en invoquant la fraude.

Pour certains délégués des pays du sud, la fraude est donc certaine, car plusieurs pays dont le Mexique ont été forcés de soutenir cet accord. Car, après 4 ans de préparation de ce Cadre mondial de la biodiversité post-2020, Montréal et Kumming ne pouvaient pas accoucher d’une souris.

  • Par Melchior Nyamugabo

Benjamin WATCHDOG

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