Sud-Kivu : La Suisse contribue au développement du Sud-Kivu

Dans un contexte coopératif, Chasper Sarott, l’ambassadeur de la confédération Suisse en RDC réalise un tour d’horizon sur l’engagement de la Suisse en province du Sud Kivu.

La Suisse est principalement engagée à l’Est de la RDC. Elle concentre ses interventions dans les deux provinces du Nord et Sud-Kivu où des besoins d’accès aux services de base, les défis humanitaires et l’insécurité sont élevés.

Denise Luethi Crisan, directrice de coopération en RDC avec ses collaborateurs reçus par Théo Ngwabije K.

Le diplomate Suisse fait savoir que son pays ne figure pas parmi les dix grands donateurs de la RDC. Toutefois, elle fait preuve d’une constance et d’un engagement dans la durée. Ça s’appelle ‘’engagement à long terme’’.

A travers son programme de coopération, 3 axes d’intervention constituent les domaines prioritaires de l’engagement de la Suisse en RD Congo pour la période stratégique 2021-2025, indique Denise Luethi Crisan, directrice de coopération en RDC.

3 grands axes d’intervention pour la DDC

Il s’agit du domaine Gouvernance, Protection des civils et prévention des conflits. Depuis une décennie, la Suisse est engagée dans ce domaine rassure avec joie Marie-Louise Issanda, la chargée de programme gouvernance à la DDC.

La DDC contribue à la consolidation de la paix en soutenant les espaces de dialogue, en promouvant la bonne gouvernance et le respect des droits fondamentaux

Elle contribue à la consolidation de la paix en soutenant les espaces de dialogue, en promouvant la bonne gouvernance et le respect des droits fondamentaux et en favorisant la redevabilité sociale et la prévention des conflits. Via l’aide humanitaire, elle contribue à la protection des civils.

Que retenir dans le domaine santé et nutrition ?

Les interventions de la DDC favorisent la redevabilité sociale et la prévention des conflits au Sud-Kivu

La Suisse est engagée dans la prestation de services de santé de base à dans la partie Est de la RDC depuis 2009 dévoile Eustache Dunia, chargé de programme santé.

« Par l’appui au système de santé au Sud-Kivu, les chances de survie, l’état de santé et le bien-être des populations vulnérables (y inclus déplacés, réfugiés, femmes et enfants, les jeunes, et les victimes de violences sexuelles et psychologiques) sont améliorés », témoigne Heri Gentil, directeur de la Radio la colombe FM basée à Nyangezi où également la DDC intervient.

Les médias constituent des outils transversaux où les partenaires de la DDC ont un espace de communication

Il faut retenir que l’engagement suisse dans ce domaine est structuré autour de trois principaux axes. Il s’agit de la santé mentale et reproductive, de la nutrition ainsi que la santé d’urgence.

Elle n’est pas absente dans le domaine de l’emploi

Les interventions de la coopération Suisse touchent également le domaine de l’emploi et développement économique. Selon Déogratias Bashibirhana, le chargé de programme emploi et développement économique, la Suisse est engagée dans ce domaine depuis 2013.

La DDC contribue à la stabilité de la région des Grands Lacs par la création de perspectives économiques pour les jeunes

« Elle contribue à la stabilité de la région des Grands Lacs par la création de perspectives économiques pour les jeunes à travers une offre de formation professionnelle, la création des emplois d’entrée, la facilitation du commerce, de l’intégration économique régionale et l’inclusion financière », témoigne Jean-Jacques Bagalwa, responsable des ressources humaines à l’organisation Suisscontact, une organisation appuyée par la DDC, fondée par des représentants des entreprises suisses et qui contribue à créer plus d’emplois et de revenu en faveur de la population rurale et urbaine au Sud-Kivu.

La Suisse restera active en RDC pour contribuer à la réduction de la pauvreté, dixit Marie Louise Issanda

« Tout en s’alignant au plan national stratégique de développement de la RDC et le plan de réponse humanitaire, la Suisse restera active en RDC pour contribuer à la réduction de la pauvreté », estime Jules Cikuru, le chargé de programme humanitaire avant d’être renchérit par son collègue.

Samuel Balindamwami juge lui, que cela contribue à sauver des vies et soulager les souffrances causées par les crises, conflits armés et catastrophes ainsi que pour renforcer la culture démocratique et l’état de droit en cohérence avec les objectifs du développement durable de l’agenda 2030.

  • Egide Kitumaini

Benjamin WATCHDOG

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