La nuit du 9 au 10 juin a été le théâtre d’une série d’attaques violentes ciblant des motocyclistes circulant sur l’axe Bukavu-Luhihi et Bukavu-Kavumu.
Plusieurs conducteurs ont été systématiquement dépouillés de tous leurs biens de valeur, laissant de nombreuses victimes désemparées.
Les incidents se sont concentrés particulièrement dans des zones réputées pour leur insécurité et leur manque d’éclairage nocturne, notamment à Bwindi, dans la commune de Bagira, et sur la route menant à l’UCB Kalambo. Ces tronçons, déjà connus pour leur vulnérabilité, sont devenus des points chauds pour les bandits, profitant de l’obscurité pour opérer en toute impunité.
Des victimes dépouillées, des appels à l’aide
Les témoignages des victimes sont poignants. Certaines d’entre elles ont déclaré avoir tout perdu, emportant avec elles le sentiment d’une vulnérabilité accrue. Dès 22 heures, les réseaux sociaux ont été inondés de messages d’alerte lancés par des rescapés, cherchant à prévenir d’autres usagers et à attirer l’attention sur la gravité de la situation.
Ces messages ont également servi de cri du cœur, interpellant directement les autorités en place. Les victimes et la population demandent urgemment que la sécurité des personnes et de leurs biens soit assurée, non seulement pendant la journée, mais surtout durant les heures tardives où ces attaques se multiplient.
Cette recrudescence des pillages met en lumière la nécessité d’un renforcement immédiat de la sécurité sur ces axes routiers vitaux, afin de permettre aux citoyens de circuler sans crainte et de protéger leurs moyens de subsistance.
- Egide Kitumaini