Vue d'une barrière au niveau de Kilomoni, axe Kavimvira
La ville d’Uvira et le territoire de Fizi, situés dans la province du Sud-Kivu, traversent actuellement une période de grande agitation et de violence.
La population est soumise à une insécurité grandissante, marquée par des bruits de balles, des affrontements et un sentiment de peur permanent. Face à cette situation chaotique, la société civile a lancé un appel à une journée « ville morte », un geste de protestation pacifique pour exprimer son ras-le-bol.
L’insécurité qui sévit dans cette partie de la République démocratique du Congo n’est pas un phénomène nouveau, mais son intensité actuelle suscite une vive inquiétude, explique une source sur place.
Dans ce contexte de crise, la société civile a pris l’initiative de mobiliser la population pour dénoncer cette situation intenable. L’appel à la journée « ville morte » est un message clair et fort aux autorités pour qu’elles prennent des mesures concrètes et urgentes pour ramener la paix. « Cette action a pour but de paralyser l’activité économique et sociale afin de démontrer l’ampleur du désarroi de la population », a indiqué André Byadunia Mashaka qui pense que c’est un cri du cœur qui réclame une action immédiate pour la protection des vies humaines et des biens.
Alors que la tension est à son comble, l’annonce de l’arrivée d’une délégation de Kinshasa à Uvira suscite un mince espoir. La population attend de cette mission des solutions concrètes pour mettre fin aux crépitements des balles. L’article se veut un écho de la détresse des habitants d’Uvira et de Fizi. Il est impératif que les autorités congolaises agissent rapidement et efficacement pour restaurer la sécurité et la paix dans cette région. Le silence des armes et la protection des civils doivent devenir la priorité absolue. « La population ne peut plus vivre dans l’angoisse quotidienne des balles et des violences », un souhait de Mr. André Byadunia, notable d’Uvira
- Orchids M