Bravant une insécurité persistante, le ministre d’État, ministre du budget, son excellence Aimé Boji Sangara, originaire et élu du Sud-Kivu, a marqué les esprits le lundi 21 juillet 2025 par une visite déterminante à Luvungi.
Situé à seulement 4 km de la ligne de front de Katogota, en territoire d’Uvira, Luvungi est un épicentre de la résistance face à l’agression rwandaise et à ses supplétifs du M23.
Accueilli chaleureusement, le ministre Boji a transmis aux Forces Armées de la République Démocratique du Congo (FARDC), soutenues par les vaillants « Wazalendo », un message d’encouragement direct du commandant suprême des FARDC, le chef de l’État, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo. Ce message a salué leur courage exceptionnel et leur engagement indéfectible à défendre la patrie, rappelant la détermination du commandant suprême à restaurer une paix durable dans l’Est du pays.
Aux patriotes « Wazalendo », Aimé Boji a vivement recommandé de participer au processus d’identification en cours, tout en insistant sur une vigilance accrue face aux tactiques insidieuses des agresseurs. Il a par ailleurs souligné l’impérieuse nécessité d’éviter tout discours tribal ou de division, prônant l’unité et une collaboration parfaite avec les FARDC. Il a également recueilli leurs doléances et propositions, s’engageant à les transmettre fidèlement au commandant suprême.
Une tournée intensive à travers le territoire d’Uvira
Après Luvungi, le ministre Boji a parcouru la RN5 jusqu’au centre d’Uvira, traversant des localités telles que Bwegera, Kitemesho, Luberizi, Mutarule, Nyakabere, Sange, Biriba, Runingu, Kiliba et Sange.
Au centre d’Uvira, siège provisoire des institutions provinciales, il a été officiellement accueilli par le gouverneur de province et d’autres autorités. Le ministre d’État y a présidé un conseil de sécurité provincial élargi aux représentants des « Wazalendo ».
Soutien aux structures sanitaires et aux blessés de guerre
Dans la foulée, le ministre Boji a visité successivement l’hôpital général de Kasenga, l’hôpital général de référence d’Uvira, et l’hôpital militaire de garnison d’Uvira.
À l’hôpital de Kasenga, après avoir inspecté les deux chambres froides, il s’est engagé à lancer les travaux de construction d’une morgue de grande capacité, dont la ville d’Uvira est actuellement dépourvue. Il a également constaté avec satisfaction la banque de sang, qu’il vient de doter de deux réfrigérateurs modernes, et où sont conservées plus d’une centaine de poches de sang collectées lors d’une campagne organisée à Uvira du 16 au 17 juillet.

À l’hôpital général d’Uvira, il a réconforté et assisté les blessés de guerre, s’entretenant longuement avec le personnel dirigeant sur les besoins urgents en équipements médicaux et en médicaments. Il a conclu sa série de visites à l’hôpital de garnison d’Uvira, où de nombreux blessés de guerre sont également soignés. Informé que beaucoup dormaient à même le sol, il a fait un don de 100 matelas.
Appels à la cohésion sociale et à la collaboration institutionnelle
La visite du Ministre d’État à Uvira s’est achevée tard dans la nuit, après une série de rencontres marathoniennes avec l’assemblée provinciale, la société civile, les ministres provinciaux, le Barza intercommunautaire, les leaders locaux, la FEC, et plusieurs généraux « Wazalendo ».
Prenant note des préoccupations de chacun, le Ministre Boji a exhorté tous les acteurs à œuvrer davantage pour la cohésion sociale entre les communautés vivant dans cette partie de la République, confrontée à de graves perturbations sécuritaires et socio-économiques. Il a également insisté sur la nécessité d’une bonne collaboration entre les institutions provinciales et urbaines qui, par la force des circonstances, cohabitent désormais dans la ville d’Uvira.
Il a enfin rassuré les autorités provinciales de l’engagement ferme de la première ministre, madame Judith Suminwa Tuluka, et de toute son équipe gouvernementale à accompagner le chef de l’État dans sa détermination à ramener une paix durable dans cette région du pays, si longtemps meurtrie par des guerres successives.
- Henri Mutulo à Luvungi