Du 1er au 3 mai 2026, la capitale du Sud-Kivu vibrera au rythme de la Journée mondiale de la liberté de la presse. Sous l’égide de l’Union Nationale de la Presse du Congo (UNPC), cette édition se veut un carrefour de réflexion, mais aussi un rempart contre l’usure psychologique qui guette les professionnels des médias dans l’est de la RDC.
L’annonce a été officialisée ce lundi 13 avril au siège provincial de l’UNPC. Plus qu’une simple célébration, ce rendez-vous s’inscrit dans un contexte de crise où l’insécurité persistante redéfinit chaque jour les limites du métier de journaliste.
Pour cette édition 2026, l’UNPC Sud-Kivu innove en plaçant la santé mentale au cœur de ses priorités. Exercer le journalisme dans l’Est de la République démocratique du Congo n’est pas sans cicatrices. Entre pressions sécuritaires, précarité économique et traumatismes liés aux reportages de guerre, le « burn-out » menace.
« Nous devons intégrer des moments de relaxation pour contribuer au bien-être de nos confrères et consœurs », a plaidé Darius Kitoka, président provincial de l’UNPC.
C’est dans cet esprit qu’un spectacle humoristique inédit est programmé le 2 mai au Bukavu Comedy Club. L’objectif est clair : offrir une soupape de décompression par le rire à ceux qui, quotidiennement, documentent la douleur de la communauté.
Les festivités s’ouvriront le 1er mai sous le signe de la gratitude et du souvenir. Un hommage solennel sera rendu aux journalistes du Sud-Kivu tombés micro à la main ou plume à la feuille.

- Matin : Une célébration eucharistique à la Cathédrale Notre-Dame de la Paix.
- Après-midi : Un moment de partage à l’Auditorium de la Femme (Labotte), où des témoignages poignants et la diffusion des œuvres marquantes des disparus raviveront la flamme de leur engagement.
Le point d’orgue de ces manifestations interviendra le 3 mai, jour officiel de la célébration mondiale. Les journalistes troqueront leurs carnets de notes pour des tenues de sport lors d’une grande marche de santé reliant Nyawera à Bagira. Cette marche symbolisera la vitalité et la solidarité d’une profession qui refuse de plier.
Le thème retenu pour cette année, « Façonner un avenir en paix », est un vibrant appel à renforcer le rôle des médias comme piliers de la cohésion sociale. Dans une région en quête de stabilité, la presse se repositionne non seulement comme un témoin, mais comme un acteur indispensable de la consolidation de la paix.
La cérémonie officielle de clôture à Bagira marquera la fin de ces trois journées qui, au-delà du protocole, visent à redonner du souffle à ceux qui font vivre l’information.
- Angel Nsim