Dans la nuit du 15 au 16 juillet 2025, entre 19h et 20h, l’hôpital général de Nyantende, situé dans le groupement de Mudusa, a été la cible d’une violente attaque à main armée.
Cet acte, qui a semé la terreur, confirme une triste réalité : le territoire de Kabare est en train de devenir un lieu invivable, où même les institutions vitales ne sont plus épargnées.
Les bandits, visiblement bien renseignés, ont agi avec une audace déconcertante. Des témoignages révèlent qu’ils ont d’abord ligoté les agents de sécurité avant de s’introduire dans la structure médicale. Les sirènes d’alarme ont retenti, mais le groupe a réussi à se volatiliser dans la nature, en direction du marais des sœurs, près de l’école primaire.
Cette attaque s’inscrit dans une série de forfaits qui ciblent désormais les lieux de culte et de soin. Couvents, hôpitaux et presbytères sont devenus des cibles régulières, où les habitants sont menacés, frappés et intimidés. Lors de cette attaque, les assaillants ont dérobé plusieurs biens de valeur, s’en prenant notamment au Dr Pierre, dont la porte a été détruite et un ordinateur portable emporté. Un coup de feu a même été tiré, confirmant la brutalité de leur assaut.
Selon des témoins, les bandits ont utilisé une ruse pour pénétrer dans l’hôpital : ils ont prétendu vouloir faire admettre une femme enceinte. En réalité, une arme à feu était dissimulée dans un thermos. Après leur forfait, la porte menant à la caisse a résisté, ce qui les a peut-être empêchés d’obtenir davantage.
Face à la recrudescence de ces attaques qui touchent également le territoire voisin de Walungu, un appel urgent à la vigilance est lancé. La population est invitée à redoubler de prudence et à collaborer avec les forces de l’ordre pour mettre fin à ce climat d’insécurité grandissante.
- La rédaction