L’honorable Namazihana Bachoke Patrick, député national élu de la ville de Bukavu, a pris les devants pour dénoncer une situation alarmante affectant de nombreux enseignants dans la province éducationnelle du Sud-Kivu 3.
Dans une correspondance officielle datée du 15 juillet 2025 (référence N°0907/CDN-NBP/2025), adressée à madame la ministre de l’éducation nationale et de la nouvelle citoyenneté, le député a déposé une question écrite urgente concernant le non-paiement prolongé de salaires.
Cinq mois sans salaire : une situation inacceptable
Selon les informations relayées par le député, de nombreux enseignants n’ont pas perçu leurs salaires pour les mois de février, mars, avril, mai et juin 2025. Ce qui est d’autant plus préoccupant, c’est que les fonds nécessaires auraient été débloqués par le gouvernement central, et les mécanismes financiers de l’État sont censés assurer un décaissement régulier.
Ces enseignants, dont la rémunération transite par la Caritas Uvira, se retrouvent dans une situation de précarité extrême. L’honorable Namazihana Bachoke, affectueusement surnommé « Kijana National », estime que ce manquement est non seulement une violation flagrante des droits des travailleurs, mais aussi un facteur aggravant de la crise sociale et économique déjà aiguë dans l’Est du pays.
Quatre questions clés pour la ministre
Soucieux de défendre les intérêts des citoyens et d’exercer pleinement son rôle de contrôle parlementaire, le député Namazihana a formulé quatre questions précises à l’attention de la Ministre. Quel est l’état global de la paie des enseignants dans toutes les provinces éducationnelles du Sud-Kivu, et en particulier pour ceux dont la rémunération transite par la Caritas Uvira ? Quelles sont les causes réelles de ces arriérés, alors que les crédits salariaux sont libérés mensuellement par le Trésor public ? Quelles mesures urgentes le ministère compte-t-il prendre pour corriger cette situation injustifiée et rétablir les enseignants dans leurs droits et à quelle date précise les enseignants peuvent-ils espérer percevoir l’intégralité des cinq mois de salaires impayés ?
L’attente d’une réponse rapide et de mesures concrètes de la part du ministère est forte, afin de mettre un terme à cette injustice et de garantir la dignité des enseignants qui sont au cœur de l’éducation de nos enfants.
- Egide K