C’est un cri du cœur que lance Portos Irenge, père de famille à Bukavu. Observant avec une profonde tristesse le comportement de certains jeunes, il déplore une légèreté inquiétante face aux études secondaires, une attitude qui, selon lui, compromet leur avenir et celui de la société. Son témoignage met en lumière des défis persistants dans le système éducatif de la ville.
M. Irenge décrit une réalité malheureusement trop commune dans certaines écoles de Bukavu : des élèves qui arrivent systématiquement en retard, ne respectent pas le règlement intérieur des établissements, et se retrouvent ainsi exclus des cours par les directeurs de discipline. Le plus préoccupant, selon ce père de famille, est la suite de ce scénario : « elles font l’école buissonnière et trompent chez elles qu’elles ont suivi le cours normal des études, alors qu’elles ont tué le temps dans la rue à ne rien faire. »
Un comportement à risque et une illusions dangeureuse
Cette pratique de « l’école buissonnière » est un symptôme d’un problème plus large. Au-delà de l’indiscipline initiale, elle expose les jeunes à des dangers de la rue et les prive d’un apprentissage essentiel. La tromperie envers les parents crée un cycle de désinformation qui empêche toute intervention corrective à temps. Le temps perdu dans la rue est un investissement manqué dans l’éducation et l’avenir de ces jeunes.
Portos Irenge ne blâme pas uniquement les élèves. Il pointe du doigt une certaine « légèreté » partagée, selon lui, par les parents et les responsables scolaires. Une telle situation suggère un manque de suivi rigoureux, de communication et, peut-être, de ressources pour encadrer efficacement ces jeunes.
L’urgence d’une prise de conscience collective
Le témoignage de Portos Irenge est un appel vibrant à une prise de conscience collective. Il est impératif que les parents, les enseignants et les autorités scolaires travaillent de concert pour renforcer la discipline et le respect des règles au sein des établissements, améliorer le suivi des élèves, notamment ceux qui sont renvoyés ou absents, instaurer un dialogue ouvert avec les jeunes pour comprendre les raisons de leur désengagement et sensibiliser les parents à l’importance de leur rôle dans le suivi scolaire de leurs enfants et à la nécessité de vérifier les informations.
L’avenir de ces jeunes et le développement de Bukavu dépendent de la qualité de l’éducation qu’ils reçoivent. La voix de Portos Irenge résonne comme un rappel urgent que l’éducation est un investissement qui exige engagement et rigueur de la part de tous les acteurs.
Comment peut-on, ensemble, créer un environnement qui encourage nos jeunes à prendre leurs études au sérieux et à valoriser chaque opportunité d’apprentissage ?
- Angel Nsim