La Nouvelle Dynamique de la Société Civile du Sud-Kivu (NDSCI) tire la sonnette d’alarme face à la dégradation rapide de la situation sécuritaire à Kashusha, dans le territoire de Kabare au Sud-Kivu. Les actes de violence, de plus en plus fréquents et d’une extrême violence, ont plongé cette localité dans une insécurité chronique, mettant en péril la vie des habitants et le développement de l’a région’entité.
Les témoignages recueillis auprès des populations révèlent un climat de peur et d’insécurité grandissant. Les attaques ciblées contre les citoyens, les pillages systématiques et les agressions physiques sont devenus le quotidien des habitants de Kashusha. Les auteurs de ces actes, souvent identifiés comme des éléments de l’unité « Guépards », agissent en toute impunité, semant la terreur parmi la population.
Le cas de Monsieur Pascal Zimujeyi, président de la jeunesse de Kashusha, est emblématique de cette situation. Agressé et dépouillé de ses biens, il est devenu le symbole des nombreuses victimes de cette insécurité généralisée.
Cette escalade de la violence a des conséquences désastreuses sur la vie quotidienne des habitants de Kashusha. Les investissements sont gelés, les activités économiques sont paralysées et l’exode rural s’intensifie. Le climat de confiance est sérieusement ébranlé, fragilisant le tissu social et compromettant l’avenir de cette région.
Face à cette situation critique, la NDSCI lance un appel pressant aux autorités compétentes :
- Au commandement de la 33ème Région Militaire : Il est impératif de mener des enquêtes approfondies et impartiales afin d’identifier et de traduire en justice les auteurs de ces actes, qu’ils soient militaires ou civils. Le renforcement de la discipline au sein des forces armées est également indispensable pour prévenir de nouvelles exactions.
- Au Ministre provincial en charge de la sécurité : Des mesures concrètes doivent être prises pour rétablir l’ordre public à Kashusha. Cela passe par un renforcement des patrouilles, une meilleure coordination entre les forces de l’ordre et la population, ainsi que la mise en place de mécanismes de protection des civils.
La NDSCI appelle également la population à collaborer étroitement avec les autorités en dénonçant tout acte suspect. La participation active de tous est essentielle pour mettre fin à cette spirale de violence.
La situation à Kashusha est alarmante et nécessite une réponse rapide et déterminée des autorités. Il est urgent de rétablir l’État de droit et de garantir la sécurité des personnes et de leurs biens. L’avenir de cette région en dépend.
- Angel Nsim