« Nous sommes ici, l'espèce la plus intelligente qui ait jamais existé. Alors comment se fait-il que nous puissions détruire la seule planète que nous ayons ? » JG
Alors que le monde basculait dans l’année 2026, le groupement de Kalonge a vibré au rythme d’une célébration intense. Entre ferveur religieuse et festivités populaires, ce 1er janvier a été marqué par un calme sécuritaire exemplaire, malgré une ombre persistante : l’asphyxie économique liée à l’enclavement routier.
Dès les premières heures du jeudi 1er janvier, l’ambiance était à la fête dans les six villages du groupement. Les églises, toutes confessions confondues, ont été le premier point de ralliement d’une population venue rendre grâce pour la nouvelle année. Entre messes solennelles et cultes d’action de grâce, les chants ont résonné partout.
Dans les quartiers, l’allégresse était palpable : cris de joie, danses improvisées et partages conviviaux autour de repas et de boissons ont animé les foyers. Un dynamisme qui témoigne de la résilience culturelle des habitants de Kalonge.
Selon M. Noël Kayumbu Nabwishaza, le point le plus positif de cette transition vers 2026 reste sans nul doute la sécurité. Contrairement aux années marquées par des tensions, aucun incident majeur n’a été déploré. La population a pu célébrer dans un climat de paix serein, un luxe que les militants locaux ont tenu à souligner.
Cependant, derrière les sourires et les animations, une réalité plus sombre a frappé de nombreuses familles. La fête a eu un goût amer pour ceux qui sont privés de moyens. En cause : le délabrement et la non-circulation sur la Route Nationale n°3 (RN3).
Cette coupure routière, véritable artère vitale pour la province, asphyxie l’économie locale. Faute d’échanges commerciaux, l’argent ne circule plus, laissant plusieurs foyers dans une précarité criante au moment où ils auraient dû festoyer.
« Dans certaines familles, on ne chante pas, on pleure la crise. L’absence de trafic sur la RN3 a vidé les poches des citoyens, les privant du minimum pour honorer cette nouvelle année », déplore un observateur local.
Pour le mouvement citoyen OBAPG RDC (Observatoire d’Actions Parlementaires et Gouvernementales), noyau de Kalonge, ce contraste entre la paix sécuritaire et la détresse économique doit interpeller les autorités. Si la population a prouvé son civisme en fêtant dans le calme, elle attend en retour des actions concrètes pour le désenclavement de la zone.
- Ben Mugisho