Le territoire de Kabare, dans le Sud-Kivu, est en proie à une nouvelle vague de violences. Ces dernières semaines, de nombreux civils ont été victimes d’exactions attribuées à des éléments des Forces Armées Zairoises.
Les témoignages recueillis par la société civile font état de pillages, de violences sexuelles et d’assassinats. Entre le 7 et le 8 février, au moins neuf personnes ont été tuées dans les groupements de Katana, Bugorhe et Miti.
Face à cette situation alarmante, la société civile de Kabare, par la voix de son président Léonidas Tabaro, a lancé un cri d’alarme. Elle demande aux autorités compétentes de prendre des mesures urgentes pour mettre un terme à ces exactions et traduire les coupables en justice.
« Ces actes de barbarie ne peuvent rester impunis », a déclaré Léonidas Tabaro. « Nous demandons au commandant de la 3ème zone de défense d’intervenir sans délai pour rétablir l’ordre et la sécurité dans notre territoire ».
La population de Kabare vit dans la peur. Les habitants sont contraints de vivre cachés et craignent pour leur sécurité. La société civile appelle donc la population à la vigilance et à la collaboration avec les autorités pour dénoncer tout acte suspect.
Cette nouvelle crise sécuritaire vient s’ajouter à un contexte déjà fragile. Les autorités provinciales et nationales sont appelées à prendre des mesures fortes pour mettre fin à l’insécurité et restaurer la confiance de la population.
- La rédaction