La ville de Goma est une nouvelle fois endeuillée. Dans la nuit du lundi 7 au mardi 8 octobre, deux personnes ont été froidement abattues à Buhene, portant à un nouveau paroxysme la spirale de violence qui sévit dans la région.
Ces meurtres, perpétrés par des individus non identifiés, viennent s’ajouter à la longue liste des actes de barbarie qui ensanglantent la ville depuis plusieurs mois. Les habitants de Goma vivent dans une peur constante, terrorisés par les agissements des bandits armés, des éléments incontrôlés des FARDC et des groupes armés comme les Wazalendo.
L’insécurité s’est installée durablement à Goma, sapant le fragile équilibre de la ville. Les attaques à main armée, les enlèvements et les pillages sont devenus monnaie courante, semant la désolation et le désespoir au sein de la population. Les autorités semblent dépassées par la situation et peinent à assurer la sécurité des citoyens.
Les causes de cette recrudescence de la violence sont multiples et complexes. La présence de groupes armés, la porosité des frontières, la pauvreté et les tensions communautaires sont autant de facteurs qui alimentent l’insécurité. « De plus, la faiblesse des institutions et la corruption contribuent à créer un climat propice à la criminalité », regrette un acteur de la société civile.
Face à cette situation dramatique, la société civile et les organisations de défense des droits de l’homme appellent les autorités à prendre des mesures urgentes pour rétablir la sécurité. Il est impératif de renforcer les dispositifs de sécurité, de traquer les auteurs de ces crimes et de s’attaquer aux causes profondes de l’insécurité.
Les habitants de Goma réclament également une plus grande implication de la communauté internationale pour les aider à faire face à cette crise humanitaire.
- Ben Mugisho