L’Association pour la Promotion de la Santé et le Développement Rural (APSDR) a fermement condamné une nouvelle attaque contre le centre de santé de Ludaha, situé dans la zone de santé de Kabare.
Dans la nuit du dimanche 10 au lundi 11 août 2025, l’établissement a été la cible d’un raid nocturne caractérisé par des pillages et des violences inouïes.
Un bilan lourd et des conséquences alarmantes
Selon l’APSDR, les assaillants ont dérobé des équipements médicaux essentiels, dont un microscope et du matériel informatique, crucial pour le bon fonctionnement du centre. Plus grave encore, les infirmiers de garde ont été victimes de tortures physiques. Ces actes de barbarie ne menacent pas seulement les infrastructures de santé, mais mettent aussi en danger la vie de ceux qui y travaillent et celle de toute la communauté, privée de soins.
L’APSDR a qualifié ces actes d' »inciviques » et a rappelé aux auteurs de ces crimes l’importance vitale des services de santé. « Leurs propres familles ont également besoin de la présence des infirmiers pour les soins d’urgence », a souligné l’association, appelant à un minimum d’humanité et de respect pour la vie.
La santé, un droit inviolable
Cette attaque met en lumière la grande fragilité des structures sanitaires dans la région. Sans des services de santé fonctionnels, la vie communautaire est directement menacée. Les centres de santé devraient être considérés comme des lieux inviolables, des sanctuaires où l’aide et les soins sont dispensés sans crainte de représailles.
L’APSDR exhorte les partenaires techniques et financiers (PTF) de la zone de santé de Kabare à prendre acte de cette situation préoccupante et à agir de toute urgence pour garantir la sécurité des personnels soignants et la protection des infrastructures de santé, qui sont les piliers de la communauté.
- Correspondant local