À l’approche des examens d’État, l’Association Nationale des Parents d’Élèves et Étudiants du Congo (ANAPECO) lance un appel ferme aux élèves finalistes de Bukavu : préparez vos épreuves en vous fiant à vos connaissances, et non à de prétendus « points miraculeux ». L’association met en garde contre des pratiques illégales de certains chefs d’établissement.
Mulumeoderwa Batandi, président de l’ANAPECO, a exprimé son indignation lors d’un entretien avec un reporter de Radio Gorilla FM ce jeudi 29 mai 2025. Cette réaction fait suite à des informations relayées par le sous-noyau de Panzi de la société civile, selon lesquelles des chefs d’établissement exigeraient entre 15 et 20 USD de chaque finaliste, sous prétexte de garantir de bons résultats.
Pas de Frais Illégaux : La Correction Est Électronique
M. Batandi rappelle avec insistance que la correction des examens d’État se fait de manière électronique à Kinshasa. Il exhorte donc les élèves à ne pas se laisser tromper et à refuser de payer ces frais considérés comme illégaux.
« Nous disons encore une fois aux chefs d’établissement qui commencent à demander l’argent sous prétexte d’avoir de bons résultats : j’informe tous les enfants qui vont présenter l’examen que l’examen d’État est corrigé électroniquement par des machines à Kinshasa, donc qu’on ne vous trompe pas, » a martelé Mulumeoderwa Batandi. « Que les parents ne se laissent pas escroquer par ces malfrats, car ces élèves ne doivent rien payer jusqu’à présent, c’est ce qui a été dit par la hiérarchie nationale. »
L’ANAPECO Demande un Suivi Rigoureux
L’ANAPECO interpelle également les chefs d’établissement impliqués dans ces pratiques à cesser de tromper et de rançonner des parents qui traversent déjà des moments difficiles.
Le président de l’ANAPECO a rappelé que son organisation avait déjà alerté les autorités sur cette situation. Il recommande qu’un suivi rigoureux soit mis en place pour apporter une solution définitive à ce problème qui mine la crédibilité du système éducatif et pèse lourdement sur les familles.
- Melchior Nyamugabo