La ville de Bukavu a été le théâtre d’une nuit de terreur, marquée par une série d’attaques à main armée qui ont semé la panique parmi les habitants.
Dans le quartier Mosala, cinq bandits armés de fusils AK-47 ont semé la désolation, dépouillant les passants de leurs biens de valeur entre Buholo Ier, Pas-à-Pas et le rond-point Horizon, dans la commune de Kadutu.
Aux environs de 22h, près de la paroisse Mater Dei de Muhungu, un présumé voleur a été appréhendé et violemment agressé par une foule en colère. La population, exaspérée par la montée de la criminalité, a décidé de faire justice elle-même.
Sur la route de Goma, entre la place de l’indépendance et le parking de Kavumu, une femme se rendant à la maternité a été dépouillée de ses biens par des bandits. Elle a été sauvée de justesse par des « veilleurs », des gardiens de quelques dépôts voisins.

Le marché de Mugogo, qui se tient chaque mercredi, est devenu un haut lieu de pillages. Depuis le début des troubles, des bandits armés y sévissent en toute impunité. Hier soir, vers 19h, des piétons revenant du marché ont été attaqués et dépouillés près d’Irabata. Plusieurs personnes ont été blessées.
Ces incidents témoignent d’une inquiétante recrudescence de la violence à Bukavu. La population, livrée à elle-même, vit dans la peur et l’insécurité. Le recours à la justice populaire, bien que compréhensible face à l’inaction des autorités, soulève des questions éthiques et juridiques.
Les autorités locales sont appelées à prendre leurs responsabilités et à renforcer les mesures de sécurité. Il est impératif de mettre fin à cette spirale de violence et de rétablir l’ordre dans la ville.
- La rédaction