Le samedi 20 septembre, le Sud-Kivu a vibré au rythme d’une initiative citoyenne d’envergure : la Journée mondiale du nettoyage de notre planète.
De Bukavu à Uvira, en passant par de nombreuses avenues de la ville, des milliers de volontaires – jeunes, adultes, associations et autorités locales – se sont levés à l’unisson pour une mission simple mais vitale : rendre à nos rues, nos marchés et nos espaces verts leur propreté.
La scène, saisissante, s’est jouée dans plusieurs quartiers. Munis de sacs et de gants, les participants ont collecté des tonnes de déchets qui s’accumulent au quotidien, offrant un visage plus sain et plus accueillant à nos cités. Ce n’était pas un simple acte de nettoyage, mais une prise de conscience collective, un signal fort envoyé par la population à l’endroit de ses dirigeants et des industries polluantes : l’environnement est l’affaire de tous.

Cette journée a mis en lumière des questions fondamentales. Au-delà du ramassage des ordures, elle a soulevé l’urgence de la sensibilisation sur la gestion des déchets et la protection de l’écosystème. Les défis restent immenses, de la gestion des déchets plastiques à la pollution des lacs et rivières, en passant par l’assainissement des espaces publics.
En fin de compte, la Journée mondiale du nettoyage de notre planète au Sud-Kivu est bien plus qu’une simple opération de salubrité. C’est une invitation à repenser nos habitudes, à exiger des politiques publiques plus responsables et à faire de la préservation de notre environnement une priorité quotidienne. C’est un pas, parmi tant d’autres, vers un avenir plus vert pour la province, et un rappel que chaque geste compte.
Face aux multiples défis environnementaux qui menacent le Sud-Kivu, les journalistes de Bukavu ont choisi d’adopter une nouvelle approche : le journalisme de solution. Réunis au sein de leur cadre de concertation, ces professionnels de l’information s’engagent à aller au-delà de la simple dénonciation des problèmes.

Pour Janvier Barahiga, plutôt que de se concentrer uniquement sur les conséquences du réchauffement climatique, de la déforestation ou de la pollution, ils mettent désormais en lumière les initiatives positives et les réponses concrètes apportées par les communautés, les organisations et les individus.
L’objectif selon Sylvie Nabintu est d’inspirer le public en montrant que des solutions existent et que le changement est possible. Ces journalistes se transforment en acteurs de changement, encourageant la participation citoyenne et créant un pont entre les problèmes et les solutions.

« Cette approche, centrée sur l’espoir et l’action, vise à redonner le pouvoir aux populations locales en leur montrant comment elles peuvent, à leur échelle, contribuer à un avenir plus durable », explique Justin Murhula N. C’est un pas de géant pour le journalisme environnemental à Bukavu, qui souhaite ainsi s’ériger en véritable outil de développement.
- Egide Kitumaini