Une nouvelle encourageante vient d’illuminer le quotidien des transporteurs et des usagers de l’axe routier Uvira-Fizi, dans la partie sud de la province du Sud-Kivu.
Plusieurs barrières illégales, sources de tracasseries et de ralentissements, ont été officiellement supprimées, marquant une victoire significative pour la fluidité du trafic et la réduction des coûts de transport dans cette zone stratégique.
Un plaidoyer de longue date enfin entendu
Cette décision fait suite aux plaintes répétées et aux plaidoyers insistants des chauffeurs et propriétaires de véhicules et autres engins roulants. Pendant de nombreuses années, ces derniers ont été confrontés à une prolifération de points de contrôle non officiels, où passagers et conducteurs subissaient des tracasseries et des prélèvements jugés abusifs. Ces pratiques entravaient non seulement la libre circulation des biens et des personnes, mais pesaient également lourdement sur l’économie locale déjà fragile.
Face à cette situation intenable, les acteurs du secteur du transport avaient multiplié les appels auprès des autorités provinciales, réclamant la suppression de ces entraves qui nuisaient gravement à leurs activités. Leur persévérance a finalement porté ses fruits.
Un soulagement tangible et un appel à l’émulation
Le sentiment général est au soulagement parmi la communauté des transporteurs. Un camionneur, visiblement ému par cette mesure, a exprimé sa satisfaction : « Nous nous sentons enfin soulagés. C’est une très belle décision qui devrait être imitée dans les autres coins de la province du Sud-Kivu où les tracasseries persistent. » Son témoignage reflète l’espoir d’une généralisation de cette initiative à l’échelle provinciale, afin d’assainir l’ensemble du réseau routier et de libérer le potentiel économique de la région.
La suppression de ces barrières est une étape cruciale vers l’amélioration des conditions de vie et de travail dans le Sud-Kivu. Elle promet de réduire les coûts de transport, d’accélérer les échanges commerciaux et de faciliter l’accès aux services essentiels pour les populations locales. Au-delà des bénéfices immédiats, cette action renforce la confiance entre les citoyens et les autorités, démontrant qu’un dialogue constructif peut mener à des solutions concrètes face aux défis du développement.
Il reste désormais à veiller à la pérennité de cette mesure et à la mise en place de mécanismes de surveillance pour empêcher la réapparition de ces barrières illégales. La société civile et les transporteurs appellent à une vigilance collective pour consolider cette avancée et garantir une circulation sereine et sans entraves sur toutes les routes de la province.
- Ben Mugisho