Les affrontements intenses opposant les éléments de l’Alliance Fleuve Congo (AFC/M23) et les Wazalendo ont plongé une partie du territoire de Kabare dans une paralysie totale.
Toutes les activités socio-économiques et éducatives sont à l’arrêt, plongeant les communautés dans une détresse grandissante.
C’est le constat alarmant dressé par David Cikuru, acteur social engagé, lors d’un entretien récent. Il souligne en particulier la situation critique des agriculteurs, qui ne peuvent plus cultiver leurs champs, ainsi que celle des écoles, dont le fonctionnement est gravement perturbé, voire suspendu.
Face à cette détérioration rapide de la situation, D-Cikuru lance un appel pressant aux belligérants : « Nous demandons d’une part à l’AFC/M23 et d’autre part aux Wazalendo de déposer les armes pour permettre à la population de vaquer paisiblement à ses occupations, surtout les habitants qui habitent la partie Nord de Kabare où les gens souffrent énormément. »
Notre source dénonce également l’insécurité devenue récurrente dans cette partie de la province du Sud-Kivu. Au-delà des combats, il déplore les accusations inutiles qui divisent les communautés et exacerbent les tensions. Il est impératif, selon lui, que la population cesse de s’entre-accuser et retrouve le chemin de la cohabitation pacifique.
« Il est grand temps que la population cesse de s’entre-accuser et vive en paix comme tout le monde », a-t-il insisté, soulignant l’urgence d’un retour au calme et à la cohésion sociale pour permettre la reprise des activités essentielles et le rétablissement d’une vie normale dans le nord de Kabare.
- M N depuis Kabare