Depuis le début des hostilités dans la province du Sud-Kivu, de nombreux habitants de Kabare vivent dans une détresse alarmante.
Confrontés à une crise humanitaire et économique sans précédent, ces communautés manquent cruellement des ressources les plus fondamentales pour leur survie.
La terreur quotidienne et le manque de tout
Selon Pascal Marhegane, un habitant de Kabare, la terreur règne dans certains coins du territoire. Les populations sont en état de choc, non seulement en raison des violences, mais aussi par l’absence criante de produits agricoles. Les combats ayant éclaté au moment des semailles, de nombreux habitants n’ont pas pu cultiver leurs champs, coupant court à leur principale source de subsistance.
« Nous menons une vie misérable, » témoigne un résident, reflétant le désespoir généralisé. « Il est difficile de scolariser nos enfants. Nous manquons de soins de santé. C’est difficile de vivre actuellement. » Les besoins vitaux des ménages sont à peine satisfaits, plongeant de nombreuses familles dans une précarité extrême.
Une économie à l’arrêt, la misère s’installe
L’impact des conflits ne se limite pas à la sécurité alimentaire et sanitaire. L’activité économique est également à l’arrêt. Les banques et les coopératives d’épargne et de crédit (COOPEC) ne fonctionnent plus, paralysant toute transaction financière et exacerbant la crise. La misère gagne du terrain, et la population se retrouve sans filets de sécurité.
Un appel urgent à l’aide humanitaire
Face à cette situation intenable, les habitants de Kabare lancent un appel pressant à l’aide des organisations humanitaires. Ils décrivent une situation devenue « invivable » et implorent un soutien rapide pour éviter une catastrophe humanitaire encore plus grave.
Ce bulletin humanitaire HZM, diffusé sur la radio Gorilla FM, est une production du Rateco en collaboration avec Remel, avec le soutien de Benevolencja Grands Lacs. Il met en lumière l’urgence d’une réponse coordonnée et massive pour alléger la souffrance des populations de Kabare et leur offrir une chance de retrouver un semblant de dignité.
- Egide Kitumaini