L’organisation humanitaire Médecins Sans Frontières (MSF) tire la sonnette d’alarme. Une pénurie critique de médicaments frappe les structures sanitaires d’Uvira, compromettant gravement la prise en charge des malades et des blessés.
Cette situation alarmante est une conséquence directe des récents affrontements entre les troupes de l’AFC/M23 et les Wazalendo, qui ont engendré un afflux massif de victimes.
Dans une communication récente à la presse, MSF a souligné que cette pénurie d’intrants essentiels paralyse les hôpitaux, alors même que les habitants font face à des difficultés croissantes pour accéder aux soins de santé. La crise humanitaire dans le Sud-Kivu, déjà précaire, s’aggrave de jour en jour, isolant davantage les populations des services médicaux vitaux.
Un bilan accablant et des besoins urgents
Malgré ce contexte extrêmement difficile, les équipes de MSF à Uvira continuent d’intervenir en première ligne. Sylvain Groulx, coordinateur de projet de MSF sur place, a révélé des chiffres préoccupants mais aussi l’ampleur de l’action de l’ONG : « Nous avons réussi à soigner plus de 400 blessés de guerre et à prendre en charge 840 cas de choléra dans les zones de santé d’Uvira et Ruzizi. »
Ces chiffres ne tiennent pas compte des 7 500 consultations médicales gratuites réalisées en une seule semaine, dont la majorité concernait des cas de difficultés respiratoires et de diarrhée. Ces données mettent en lumière la gravité de la crise sanitaire et l’urgence d’une réponse humanitaire renforcée.
Collaboration et appel à l’action
MSF Uvira œuvre en étroite collaboration avec les autorités sanitaires compétentes de la République Démocratique du Congo pour assurer la prise en charge des malades. Toutefois, l’ampleur des besoins dépasse largement les capacités actuelles. Cette alerte de MSF est un appel pressant à une mobilisation accrue et à un soutien urgent pour éviter une catastrophe sanitaire encore plus grave dans la région.
- Melchior Byamungu