Ce 1er décembre marque le 60ème anniversaire du martyre de la bienheureuse Anuarite Nengapeta, religieuse congolaise assassinée en 1964 pour avoir refusé de renier sa foi. Pour commémorer cet événement historique, l’année 2024 a été dédiée à sa mémoire.
Sur le site de la Maison Brugges, lieu symbolique où reposaient les dépouilles des martyrs, dont Dingilipi exhumé en juillet 1965, de nombreuses cérémonies ont été organisées tout au long de l’année. C’est dans ce cadre que la nuit du 16 au 17 juillet dernier, une veillée de prière a été organisée en l’honneur de la bienheureuse Marie-Clémentine Anuarite. Des centaines de fidèles catholiques et de religieux ont participé à cet événement marquant.
Pour l’abbé Louis-Gérard Byamungu, curé de la paroisse Saint Matthieu de Mugogo en territoire de Walungu au Sud-Kivu, « Anuarite Nengapeta est un modèle d’engagement et de foi pour tous les chrétiens. Son sacrifice rappelle l’importance de rester fidèle à ses convictions, même face à l’adversité ».
L’héritage d’Anuarite Nengapeta continue d’inspirer de nombreuses générations. Son exemple de courage et de dévouement est une source de motivation pour tous ceux qui luttent pour la justice et la paix.
Marie-Clémentine Anuarite Nengapeta dite aussi Anuarite ou Sœur Clémentine Anuarite (ou encore Anoalite en langue kibudu), née en 1939 et morte assassinée en 1964, est une religieuse congolaise des sœurs de la Sainte-Famille (Jamaa Takatifu). Elle est morte en martyre de la pureté.

Née dans une famille de tradition animiste, Alphonsine Nengapeta est baptisée à l’âge de deux ans en même temps que sa mère1. Malgré l’opposition de celle-ci, elle entre à seize ans dans la Congrégation diocésaine des Sœurs de la Sainte-Famille (Jamaa Takatifu) ; elle fait sa profession religieuse sous le nom de sœur Marie-Clémentine. Elle est d’abord sacristine, puis aide-cuisinière.
Marie-Clémentine poursuit ses études jusqu’à l’obtention de son diplôme d’enseignante en 1961 et exerce cette profession en combinaison avec la surveillance des enfants de la mission de Bafwabaka. Puis éclate la rébellion Simba (« Lions ») contre le gouvernement. Des rebelles se saisissent d’elle et des autres religieuses. Leur chef veut abuser d’elle; exaspéré par son refus et sa résistance, il lui transperce le cœur de sa lance. Sœur Anuarite dit à son assassin avant de mourir : « Je te pardonne parce que tu ne sais pas ce que tu fais.
- Eco-Kilo