Le processus de désengagement de la Mission des Nations Unies pour la stabilisation en République démocratique du Congo (Monusco) se poursuit à un rythme soutenu dans la province du Sud-Kivu.
Réunis ce lundi 18 novembre, les membres de l’Équipe Provinciale Intégrée de la Transition (EPIT) ont fait le point sur les avancées réalisées et réaffirmé leur détermination à mener à bien cette transition.
Présidée par le Vice-Gouverneur et Gouverneur intérimaire, Jean-Jacques Elakano, cette deuxième réunion a rassemblé les représentants des agences des Nations Unies, du bureau résiduel de la Monusco Sud-Kivu, des partenaires du gouvernement et des membres du gouvernement provincial.
Les participants ont souligné l’importance d’une collaboration étroite entre tous les acteurs impliqués pour assurer le succès de cette transition. Les agences des Nations Unies ont réitéré leur engagement à accompagner la province du Sud-Kivu dans cette nouvelle phase, en fournissant un appui technique et financier.
Le gouvernement central a également manifesté sa détermination à soutenir ce processus, comme en témoigne le décaissement partiel des fonds annoncés par la Première Ministre Judith Suminwa.
Si les avancées sont encourageantes, de nombreux défis restent à relever. Les participants ont notamment évoqué la nécessité d’accélérer la mise en œuvre des projets de transition, de renforcer les capacités des institutions provinciales et de mobiliser davantage de ressources financières.
Josaphat Balegamire, Coordonnateur provincial pour le désengagement de la Monusco Sud-Kivu et Co-président de l’EPIT côté Gouvernement, a souligné l’importance d’une planification rigoureuse et d’une coordination efficace entre tous les acteurs. Il a également appelé à une implication plus active de la société civile dans ce processus.
Le succès du désengagement de la Monusco au Sud-Kivu pourrait servir d’exemple pour d’autres provinces de la République démocratique du Congo, notamment le Nord-Kivu et l’Ituri. Les leçons tirées de cette expérience pourraient être capitalisées pour accélérer le processus de paix et de stabilisation dans d’autres régions du pays.
En conclusion, le désengagement de la Monusco au Sud-Kivu est un processus complexe qui nécessite une mobilisation de tous les acteurs. Les avancées réalisées sont encourageantes, mais il reste encore du travail à accomplir pour assurer une transition réussie et pérenne.
- Chancel Mwezze