À l’occasion de la célébration du Jeudi Saint, le Père Francesco Tedeschi a partagé une méditation profonde sur le sens du dernier repas de Jésus. Le lavement des pieds est une révolution du service, a-t-il ajouté.
La scène du lavement des pieds est décrite comme la « grande parabole du service ». En s’agenouillant devant ses disciples, y compris devant Judas qui allait le trahir, Jésus renverse les valeurs du monde. Pendant les enseignements, l’officient insite sur la vraie dignité qui ne consiste pas à rester debout avec orgueil, mais à se courber par amour.
Par rapport au commandement nouveau, contrairement aux traditions humaines qui poussent à écarter les plus faibles pour garder sa place, l’Évangile demande de se faire serviteur.
Laver les pieds n’est pas qu’un geste liturgique d’un soir, c’est une mission permanente envers les malades, les personnes âgées et les démunis a insité le Père Francesco.
Entre l’institution de l’Eucharistie et le lavement des pieds, c’est un appel vibrant à la fraternité et au service des plus pauvres qui a été lancé.

Au seuil de sa Passion, Jésus exprime un désir profond : « J’ai ardemment désiré manger cette Pâque avec vous ». Cet élan n’appartient pas qu’au passé. Pour le Père Francesco, ce soir-là, Jésus cherche à se lier définitivement à l’humanité. Malgré la fatigue de nous chercher —le Christ choisit de ne jamais nous abandonner.
L’Eucharistie : le remède des pèlerins
Le Père Francesco a souligné que Jésus a « inventé l’impossible » pour rester à nos côtés : se faire nourriture. En devenant pain et vin, le Christ ne se contente pas d’être proche de nous ; il devient « chair de notre chair ».
« Ce pain est un soutien pour nos pauvres vies : il soigne nos maladies, nous libère de l’angoisse et fait jaillir en nous les sentiments mêmes de Jésus : la tendresse, le pardon et la bonté. »
L’homélie s’est conclue par une invitation à la fidélité. Après le repas, Jésus s’abaisse plus encore dans l’angoisse de Gethsémané. Le Père Francesco Tedesci a exhorté l’assemblée à ne pas laisser le Christ seul dans sa tristesse :

« Ne lui donnons pas le baiser de Judas. Comme de pauvres pécheurs, prosternons-nous à ses pieds et offrons-lui la consolation de notre présence et de notre affection. »
En résumé, ce Jeudi Saint dans l’esprit de Sant’Egidio nous rappelle que la vie véritable commence là où l’on accepte de se baisser pour relever son frère.
- E-K