À Bukavu, la cathédrale Notre-Dame de la Paix a vibré d’une autre émotion alors que l’Archidiocèse célébrait son 119e anniversaire d’évangélisation et l’ouverture de l’année pastorale 2025-2026.
L’archevêque métropolitain de Bukavu François-Xavier Maroy Rusengo, accompagné de plus de 50 prêtres et 6 diacres, a procédé à l’envoi en mission des nouveaux prêtres, religieux et laïcs.
Dans son discours, Mgr Maroy a invité les fidèles à une profonde conversion et à intensifier la prière. Il a insisté sur l’importance de proclamer la parole de Dieu dans la vérité, tout en rappelant que la souffrance ne doit jamais éloigner de Dieu. « Dieu ne nous abandonne jamais. Il est amour, miséricorde et la vie éternelle », a-t-il martelé.
Les responsables envoyés en mission ont reçu une bénédiction particulière et la croix, symbole de leur engagement. La célébration s’est achevée par la bénédiction des semences et des outils des agriculteurs, plaçant le labeur de la terre sous la protection divine.

Ces deux événements majeurs, orchestrés par des figures ecclésiales de premier plan, témoignent d’une Église dynamique, qui puise sa force dans la tradition pour mieux servir les fidèles d’aujourd’hui.
Notre-Dame des Douleurs, ou Mater Dolorosa, représente la Vierge Marie dans ses souffrances, celles qu’elle a endurées tout au long de sa vie terrestre et, plus particulièrement, lors de la Passion de son Fils, Jésus-Christ.
La vénération de Notre-Dame des Douleurs invite les fidèles à méditer sur la souffrance de Marie et à s’unir à elle dans sa compassion pour le Christ. Elle est souvent représentée avec le cœur transpercé de sept épées, un symbole puissant de sa peine immense. C’est une figure de réconfort pour tous ceux qui traversent leurs propres épreuves, leur montrant que même dans la plus grande douleur, l’espérance et la foi peuvent demeurer.
C’est avec une immense gratitude que Mgr François-Xavier Maroy Rusengo a salué la performance des choristes de Saint-Joseph qui ont animé la célébration eucharistique. Leur engagement, leur ferveur et la qualité de leur chant ont illuminé la messe, témoignant d’une foi profonde et d’un amour sincère pour la liturgie.

En les remerciant chaleureusement, l’archevêque a également lancé un appel puissant à leur endroit. Il les a exhortés à ne pas s’arrêter là, mais à redoubler d’efforts pour que la chorale de Saint-Joseph serve de modèle à toutes les paroisses. Mgr Maroy a rappelé aux pères de famille leur rôle crucial dans la vie de l’Église. Ils sont le fondement de la pastorale, et leur leadership est indispensable pour encourager d’autres hommes à s’impliquer, afin de faire de la pastorale des pères une réalité dans l’ensemble de l’archidiocèse.
- Egide Kitumaini