Honorable Patrick Baka wa Bana au Collège des Hautes Études de Stratégie et de Défense (CHESD)
L’honorable Patrick Baka wa Bana a récemment marqué la fin de son parcours académique au prestigieux Collège des Hautes Études de Stratégie et de Défense (CHESD) en soutenant avec succès son mémoire.
Son travail s’attaque à une question d’une importance capitale : l’influence grandissante des multinationales sur la scène internationale.
Ce mémoire analyse en profondeur la manière dont les entreprises multinationales se sont imposées comme des acteurs transnationaux majeurs. Elles exercent désormais une influence directe ou indirecte non seulement sur les relations entre États, mais aussi sur l’élaboration des normes internationales et la redéfinition des équilibres géopolitiques.

Au cœur de cette étude se trouve une problématique centrale : comment ces géants économiques redéfinissent-ils les rapports de puissance entre les nations ? Et dans quelle mesure peuvent-ils être considérés comme des acteurs stratégiques de la gouvernance mondiale ?
Bien au-delà d’un simple exercice académique, le mémoire de M. Baka wa Bana propose une approche pragmatique en trois volets pour rééquilibrer cette influence et permettre aux États de reprendre le contrôle :
Selon l’élu de Bukavu, au niveau national, il est crucial de renforcer les agences de régulation pour mieux encadrer les activités des multinationales sur le territoire de chaque pays.
Au niveau régional, le mémoire préconise la création de plateformes de négociation collective avec ces entreprises. L’objectif est de permettre aux États d’une même région de s’unir et de peser d’un poids plus conséquent dans les discussions.

et au niveau international, il est essentiel de soutenir un nouvel agenda de gouvernance mondiale axé sur une transparence fiscale accrue. Cette mesure vise à combattre l’optimisation fiscale agressive et à garantir que les multinationales contribuent équitablement aux finances publiques.
Aujourd’hui, face à ce pouvoir diffus exercé par les multinationales, une réponse s’impose : une stratégie délibérée, une régulation intelligente et une coopération volontaire entre les nations. Les États doivent collectivement reprendre les rênes de leur destin commun. C’est en cultivant cette souveraineté active, négociée et clairement articulée que nous pourrons apporter une réponse crédible à l’étendue du pouvoir international des multinationales.

- Egide Kitumaini