Depuis plusieurs mois, des policiers et leurs familles stationnés à Bunyakiri lancent un cri d’alarme face aux conditions de vie de plus en plus difficiles auxquelles ils sont confrontés.
Une situation alarmante qui impacte directement leur quotidien, mettant en péril la subsistance de nombreuses familles.
Ces agents de l’ordre, garants de la sécurité dans la région, déplorent ne pas avoir eu accès à leurs salaires ni à leurs primes depuis maintenant quatre mois. Une absence de revenus qui plonge ces foyers dans une précarité extrême.
« Nous, policiers vivant à Bunyakiri, sommes en grande difficulté face à la situation que nous traversons. Nos familles souffrent, et aucune assistance ne nous est apportée », confie l’un d’eux avec amertume.
Les conséquences de cette situation sont dramatiques. Les femmes et les enfants de ces policiers sont contraints de vivre dans des conditions sanitaires et alimentaires déplorables. « Les conditions sanitaires et alimentaires deviennent de plus en plus médiocres », alerte le même agent.
Le problème réside, selon ces policiers, dans le circuit de distribution de leurs émoluments. « Notre salaire vient de Kinshasa jusqu’à Uvira, mais nos supérieurs n’ont pas la volonté de nous le faire parvenir ici », regrette-t-il. Cette défaillance logistique et administrative a des répercussions humaines désastreuses, compromettant non seulement le moral de ces policiers dévoués, mais aussi leur capacité à remplir leurs missions dans des conditions dignes.
Face à cette situation critique, un appel pressant est lancé aux autorités compétentes pour qu’une solution rapide soit trouvée. La dignité de ces hommes et de leurs familles, qui œuvrent au quotidien pour la sécurité de tous, est en jeu.
- Sifa Mastake