La ville de Goma, sous l’occupation des rebelles du M23 depuis janvier 2025, est en proie à une insécurité alarmante, marquée par une série de meurtres et d’actes de violence au cours des derniers jours.
Le samedi 31 mai, un jeune homme, gardien d’une concession privée sur l’avenue Goma, près de l’institut Mont Carmel, a été mortellement blessé par balle par des hommes armés non identifiés. Atteint de plusieurs balles à l’abdomen, il a succombé à ses blessures peu après son transfert à l’hôpital.
La violence a continué le dimanche 1er juin avec la découverte d’un corps criblé de balles dans une petite brousse à la limite ouest du quartier Mugunga. Des témoins affirment que la victime faisait partie d’un groupe de chrétiens fréquentant une colline voisine pour des retraites spirituelles. Ils rapportent également que d’autres personnes revenant de ce lieu de prière auraient été renvoyées par des éléments armés, bien qu’aucune preuve formelle ne le confirme.
Le lundi 2 juin a également été marqué par la découverte macabre du cadavre d’une jeune fille sur l’avenue Le Pélican, dans le quartier Les Volcans.
Le même jour, un acte de vindicte populaire a secoué le quartier Katoyi, dans la commune de Karisimbi. Des jeunes du quartier ont lynché et brûlé vif un individu présumé voleur. Ce dernier aurait fait partie d’un groupe de trois personnes armées qui tentaient de cambrioler des habitations.
Cette succession d’événements tragiques souligne la détérioration rapide de la situation sécuritaire à Goma et l’urgence d’une réponse pour protéger les civils.
- La rédaction