Sylvie Nabintu, Patrick Makiro, Janvier Barhahiga, Justin Murhula et Egide Kitumaini, membres fondateurs de la SYJD asbl.
À l’approche du mois de mars, l’engagement pour l’environnement prend une nouvelle dimension au Sud-Kivu. Cinq membres fondateurs de la Synergie des Journalistes pour le Développement Durable (SJDD) ont annoncé leur ralliement officiel à la campagne « Mois Vert », une initiative d’envergure portée par la Direction du Développement et de la Coopération Suisse (DDC).
Dès le 1er mars, et durant trente jours, la ville de Bukavu vibrera au rythme de l’écologie. Réunis par une volonté commune de transformer le paysage environnemental local, ces professionnels des médias s’engagent à user de leur influence pour éveiller les consciences. L’objectif est clair : permettre à chaque citoyen de s’approprier les actions communautaires nécessaires pour répondre aux défis écologiques pressants.
Pour Sylvie Nabintu, coordinatrice pays de l’asbl, l’implication des médias n’est pas une option, mais une nécessité : « Le Mois Vert est une initiative vitale pour promouvoir des pratiques durables. Dans ce cadre, les journalistes jouent un rôle de pont indispensable entre l’information technique et la mobilisation citoyenne ».
Pendant la rencontre tenue ce mardi, Justin Murhula, membre de cette association indique que la capitale du Sud-Kivu n’a plus le luxe d’attendre. « Entre une urbanisation galopante et une explosion démographique difficile à maîtriser, les défis environnementaux sont devenus criants, tant dans le centre-ville que dans les périphéries », explique-t-il.
Ces problématiques, qui touchent désormais l’ensemble de la province, exigent une réponse collective et, surtout, une gouvernance urbaine renforcée. Pour la Synergie des Journalistes, le rôle de la presse est triple. Informer sur la réalité des risques, sensibiliser aux gestes éco-responsables et plaider auprès des décideurs pour des politiques publiques plus audacieuses et efficaces.
En mettant en lumière les initiatives locales tout au long de ce mois de mars, la Synergie espère créer un effet d’entraînement. « Il ne s’agit plus seulement d’observer la dégradation de l’environnement, mais de devenir acteur du changement », ajoute Janvier Barhahiga. La campagne « Mois Vert » s’annonce ainsi comme un test de maturité pour la société civile, les artistes, les universités et les médias de Bukavu, main dans la main pour un avenir plus respirable.
- Syjd asbl