Mr Francis BAHOZA, chargé de Projet SYMU-MP Bureau de Bukavu
Au sortir de l’atelier de haut niveau sur le Cycle de Vie de Projet à Bukavu, les partenaires de la Coopération Suisse affûtent leurs outils. Parmi eux, Francis Bahoza, cadre de la SYMUF Maison de la Presse, affiche une détermination nouvelle : faire des indicateurs le moteur d’une paix durable dans la région.
La rigueur technique s’invite dans les rédactions et les organisations de la société civile du Sud-Kivu. Après quatre jours d’immersion dans les mécanismes du cadre logique et du management des résultats, les participants à la formation animée par le responsable du CEDECO et le Professeur Elie Lunanga se disent « métamorphosés ».
La SYMUF : Un pilier de la cohésion sociale
Pour la SYMUF (Synergie des Médias pour l’Union des Forces), cette formation tombe à point nommé. La SYMUF ne se contente pas de soutenir les journalistes ; elle est en première ligne pour la restauration de la paix sociale, la promotion des droits humains et le renforcement de la gouvernance locale.
En collaboration avec la Coopération Suisse, l’organisation porte des projets cruciaux touchant à la protection des plus vulnérables et à la participation citoyenne. Mais pour que ces actions soient pérennes, la maîtrise du suivi-évaluation est indispensable.
Le témoignage de Francis Bahoza : « Sortir du flou pour l’impact »
Bénéficiaire de ces enseignements, M. Francis Bahoza a exprimé une vision claire sur la suite de ses responsabilités au sein de la SYMUF. Pour lui, la maîtrise du cycle de projet est le chaînon manquant pour donner toute leur force aux initiatives de terrain.
« Cet atelier est un déclic. Je vais tout mettre en œuvre pour bien renseigner les indicateurs de nos projets », a déclaré M. Bahoza. « Qu’il s’agisse de la prévention des conflits, de la lutte contre les discours de haine ou du renforcement de la démocratie, nous devons prouver par des données précises que nos actions changent réellement la donne au Sud-Kivu. »
L’engagement de Francis Bahoza résonne comme une promesse de performance pour les thématiques chères à la SYMUF. C’est notamment la prévention des conflits et la cohésion sociale, la participation citoyenne et la lutte contre les messages de haine.
En s’appropriant les outils de rapportage narratif partagés lors de l’atelier, la SYMUF Maison de la Presse renforce sa crédibilité institutionnelle. Comme le souligne M. Bahoza, une bonne gouvernance locale commence par une bonne gouvernance de projet.
Avec des cadres mieux outillés, la presse et la société civile du Sud-Kivu ne se contentent plus de raconter les faits : elles documentent désormais le progrès, avec la rigueur des standards internationaux.
- Ben Mugisho