À l’approche de la Journée Internationale de la fin de l’impunité pour les crimes commis contre des journalistes, célébrée mondialement chaque 2 novembre, l’Association Congolaise des Femmes Journalistes de la Presse Écrite (ACOFEPE) lance un appel solennel à toutes les professionnelles des médias en République Démocratique du Congo.
L’ACOFEPE invite les femmes journalistes qui ont été victimes, au cours de l’année 2025, de violences liées à l’exercice de leur métier à témoigner et à documenter leurs cas.
Cette démarche s’inscrit dans le cadre de la Journée du 2 novembre, qui est un rappel poignant de la nécessité de mettre fin à l’impunité pour les crimes perpétrés contre ceux et celles qui informent. Pour les femmes journalistes, les menaces sont souvent doubles, combinant les risques liés à leur profession et ceux liés à leur genre.
Le rapport de l’ACOFEPE, en cours de finalisation, vise à dresser un état des lieux précis des atteintes et des violences faites aux femmes des médias en RDC. L’objectif est clair : utiliser des données concrètes pour exiger justice, responsabilisation et des réformes structurelles.
L’association exhorte les victimes à transmettre leurs témoignages détaillés concernant notamment les violences psychologiques (harcèlement, menaces, intimidation), les violences physiques (agressions, voies de fait), le violences numériques (cyberharcèlement, diffamation en ligne) ainsi que les violences économiques (discrimination salariale, privation de moyens professionnels).
« Votre contribution est un acte de courage essentiel pour faire avancer la lutte et garantir un environnement de travail plus sûr et égalitaire », souligne madame Grâce Ngyke ajoutant qu’ensemble, brisons le silence ! C’est par la documentation rigoureuse des faits que nous pourrons construire une presse libre, sécurisée et égalitaire en RDC.